Genève - L’Observatoire Euro-Méditerranéen pour les droits de l’Homme et l'organisation Internationale COJEP ont condamné les violations persistantes des droits de l'homme menées par les forces irakiennes, au cours de leur mission pour reprendre le contrôle de la ville Mossoul.

 

   La guerre contre les groupes terroristes ne doit pas justifier la violation systématique des droits fondamentaux des civils, ni utiliser comme moyen de se venger et punir les civils   

 

Lors de leur intervention dans la trente quatrième session du conseil des droits de l'homme, présenté par la chercheuse "Laura Biscaglia", les deux organisations ont dit: "La guerre contre les groupes terroristes ne doit pas justifier la violation systématique des droits fondamentaux des civils, ni utiliser comme moyen de se venger et punir les civils".

Les deux organisations ont révélé que dans la province de Salahuddin, au nord de Bagdad, 125 familles ont été déplacé de force par les autorités irakiennes qui ont également détruit plusieurs demeures en les accusant d'avoir des liens familiaux avec Daech, ce qui a été démentis par les familles déplacées.

L’Observatoire Euro-Méditerranéen et l'organisation internationale COJEP ont déclaré que ces violations sont régulièrement pratiquées après la reprise du contrôle de chaque ville, et ont aussi condamné ces pratiques considérées comme crimes contre l'humanité.

Les familles déplacées sont privées de leurs droits fondamentaux, y compris le droit à la liberté de mouvement, les soins de santé, et le droit du regroupement familial, notant que ces violations sont également pratiquées dans la province, "Arbil", où les forces détiennent illégalement plus de 180 enfants.

Les deux organisations ont appelé l'observateur du conseil et des États membres, lors de leurs discours devant le conseil des droits de l'homme des Nations unies, à désigner un rapporteur spécial pour la situation des droits de l'homme en Irak.

Euro-Med et COJEP appellent les autorités irakiennes à pénaliser tous ceux qui sont impliqués dans la perpétration de violations et à assumer leurs responsabilités en vertu du Pacte international relatif aux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.