L'Observatoire Euro-Méditerranéen pour Droits de l'Homme

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Euro-Med condamne la décision de la cour de justice européenne sur l'interdiction de porter des signes ou vêtements religieux au travail

publié le : 2017-03-15
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Euro-Med condamne la décision de la cour de justice européenne sur l'interdiction de porter des signes ou vêtements religieux au travail

Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen pour droits de l'Homme dénonce la résolution de la cour de justice européenne, soutenant l'interdiction de porter des signes ou vêtements religieux aux lieux de travail. Considérant ceci comme un recul alarmant de la liberté de religion et de conviction dans les pays européens.

 

   La résolution contraint les employées à choisir entre leur emploi et leurs croyances religieuses   

Euro-Med affirme dans un communiqué de presse: "Cette résolution représente une violation flagrante des principes de la justice, l'égalité et la liberté prônée par l'Union européenne". Expliquant que cette dernière donne une légitimité évidente à la discrimination fondée sur la religion, propagée dans certains pays européens tels que la France et la Belgique du fait de l'adoption des lois qui restreignent la liberté religieuse et qui entretiennent la discrimination et le racisme dans les sociétés européennes.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen a révélé que la résolution contraint les employées à choisir entre leur emploi et leurs croyances religieuses, estimant que c'est une violation des droits humains et religieux et que les personnes portant ces symboles doivent être jugées par leur comportement et leurs actions et non pas par leur apparence.

Euro-Med a noté aussi que cette  résolution affecte défavorablement le statut social et matériel des femmes, ce qui peut contraindre beaucoup d'entre elles à quitter le pays, qui appliquera cette résolution.

En vertu du droit international, les autorités gouvernementales évitent la coercition en matière de liberté religieuse, et lui permettant d'imposer des restrictions aux pratiques religieuses dans des cas particuliers, tel que la sécurité publique ou l'incitation à des croyances religieuses touchant  aux droits des autres, ce qui n'est pas le cas pour cette cause.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen  a souligné que cette loi est en contradiction avec l'article 18 de la déclaration universelle des droits de l'homme adoptée par les Nations unies disant : "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé ".

Euro-Med a donc appelé la cour de justice européenne à examiner et abroger la loi  qui interdit de porter des signes ou vêtements religieux aux lieux de travail. Garantissant l'approbation des procédures législatives et juridiques en Europeen raison d'assurer la non-discrimination contre les femmes ou les convictions religieuses.