L'Observatoire Euro-Méditerranéen pour les droits de l'Homme et l'organisation SAM pour la défense des droits et des libertés ont averti, lors d'un communiqué conjoint, que les conditions vécues par les réfugiés érythréens enfermés au Yémen sont inhumaines, notamment les réfugiés détenus et qui sont estimés à des centaines dans la prison Hodeidah dominée par les Houthis, près de la côte yéménite.

   Les réfugiés sont privés de contacter leurs proches, tandis que la plupart d'entre eux sont aussi privés des services essentiels tels que la nourriture et les soins de santé en raison des mauvaises conditions de détention   

 

Euro-Med et SAM ont souligné qu'ils ont documenté ensemble le nom de 62 réfugiés érythréens détenus dans la prison centrale de Hodeidah, dont 40% sont âgés de moins de 20 ans, marquant que la plupart d'entre eux ont passé une longue durée injustifiées en prison (21 personnes ont passé un an en prison, 23 d'entre eux ont passé onze mois, alors que les 18 autres ont passé dix mois de prison jusqu'à présent), bien qu'il y ait eu des rapports parlant du transfert des réfugiés détenus de la prison centrale de Hodeidah à d'autres endroits inconnus.

Les deux organisations ont noté que les réfugiés, détenus sous prétexte de leur entrée illégale au Yémen, affrontent des situations extrêmement dangereuses vu qu'ils sont privés de contacter leurs proches, tandis que la plupart d'entre eux sont aussi privés des services essentiels tels que la nourriture et les soins de santé en raison des mauvaises conditions de détention, mentionnant également que tous les prisonniers détenus dans la prison Hodeidah souffrent sans exception des hautes températures.

La situation des réfugiés en dehors de la prison n'est pas moins grave que celle de ceux à l'intérieur à cause du conflit armé en cours et des mauvaises conditions de vie au Yémen, étant donné qu'ils subissent à des pressions et des restrictions qui les empêchent de se déplacer librement, d'exercer leur vie ou même de chercher des emplois, alors que des dizaines ont été victimes de la guerre, du ciblage et des bombardements aveugles des villes et des prisons dans lesquelles ils sont détenus, exemple du récent ciblage de la prison centrale de Hodeidah, où la majorité des réfugiés érythréens sont atteints par des maladies, des épidémies et des maladies chroniques dont des cas qui ont besoin de soins médicaux continus et des interventions chirurgicales urgentes. Les deux organisations ont mis en garde contre «la brutale exploitation» des besoins de ces réfugiés dont un certain nombre sont exposé aux tortures, par les gangs qui surveillent la côte, alors qu'ils essayent de fuir le Yémen, afin d'obtenir des rançons déterminé par des gangs.

Quant à ceux détenus par les Houthis, ils sont constamment exposés à la détention pour de longues périodes durant lesquelles ils subissent aux plus sévères souffrances.

Euro-Med et l'organisation SAM pour la défense des droits et des libertés ont appelé les organisations humanitaires internationales, les états régionaux et le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Yémen à aider les réfugiés de sortir du Yémen en leur garantissant un endroit sécuritaire afin d'atténuer et d'arrêter leurs souffrances.

   En traversant la mer rouge jusqu'à leur arrivée sur la côte yéménite, les réfugiés sont confrontés à de dangereux risques   

 

Au cours de leur communiqué conjoint, les deux organisations ont noté que les mesures répressives, imposées par les autorités Érythréennes sur la population civile, ont contraint des milliers de citoyens de quitter leur pays en raison d'échapper au service militaire obligatoire d'une durée indétermsont exposé aux tortures, par les gangs qui surveillent la côte, alors qu'ils essayent de fuir le Yémen, afin d'obtenir des rançons déterminé par des gangs.inée. Cependant, toute personne quittant le pays dans l'âge de la conscription est exposée à l'emprisonnement dans des circonstances souvent inhumaines ainsi qu' à la persécution et le travail forcé, le fait qui conduit aux flux migratoires Érythréens vers le Yémen, à la recherche de la sécurité et à la recherche de bonnes occasions d'emploi.

En traversant la mer rouge jusqu'à leur arrivée sur la côte yéménite, les réfugiés sont confrontés à de dangereux risques, à la suite de l'utilisation de petites embarcations incapables de faire face aux vagues et aux vents, pour être en fin de compte soumis à l'extorsion et les arrestations arbitraires sur des accusations d'entrée illégale au Yémen.

Les deux organisations ont appelé le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), à la nécessité de créer un environnement stable et sécurisé pour les réfugiés au Yémen, ainsi que de leur fournir des services humanitaires essentiels ou de les réinstaller dans un autre pays.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen et l'organisation SAM ont réclamé aux autorités officielles yéménites et aux forces Houthis la libération immédiate des réfugiés détenus sans justification légale et la nécessité d'ouvrir la porte à ceux qui désirent quitter le Yémen et la lutte contre les gangs qui les exploitent brutalement.