L'Observatoire Euro-Méditerranéen pour Droits de l'Homme

Défendre la liberté dans toute la région MENA

Des dizaines d'habitants de Khan Shaikhoun ont été bloqués dans leurs maisons jusqu'à la mort à cause d'une attaque au gaz toxique

publié le : 2017-04-05
Communiqués de Presse   \   Le traitement des civils pendant les conflitsarmés
Syrie,

Des dizaines d'habitants de Khan Shaikhoun ont été bloqués dans leurs maisons jusqu'à la mort à cause d'une attaque au gaz toxique

Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen pour les Droits de l'Homme a déclaré qu'il a rassemblé des témoignages d'habitants et de médecins, affirmant que lors de l'attaque au gaz toxique dans la région de khan shaikhoun dans la province d'Idlib, au nord de la Syrie, le 4 avril 2017, une dizaine de personnes ont été asphyxiées et bloquées dans leurs demeures se retrouvant incapables de sortir à cause de leurs blessures, ce qui augmente probablement le nombre des victimes.

   Les éléments de la défense civile ont cassé les portes des maisons pour pouvoir secourir les habitants, l'attaque a eu lieu à 6:30 am alors que ces derniers dormaient, ce qui a provoqué de nombreux cas d'asphyxié et de mort   

Selon les statistiques préliminaires 100 personnes ont trouvé la mort, dont 30 enfants et femmes qui ont été tués sur les lieux et 400 blessés.

"Les éléments de la défense civile ont cassé les portes des maisons pour pouvoir secourir les habitants, l'attaque a eu lieu à 6:30 am alors que ces derniers dormaient, ce qui a provoqué de nombreux cas d'asphyxié et de mort", a expliqué un médecin dans la région de Khan Shaikhoun à Euro-Med.

Dans son témoignage à Euro-Med le médecin a dit (Euro-Med évite de citer son nom pour le bien de sa sécurité): " Nous avons entendu via le dispositif sans fil, la circulation de l'aviation militaire dans le ciel, directement après un bombardement a eu lieu, puis il a été suivi par un autre. J'ai appris plus tard qu'il y a eu des cas d'empoisonnement par gaz et qu'on devait évacuer la zone ciblée immédiatement." Il a ajouté "je suis resté chez moi plus d'une demi-heure après l'avertissement pour calmer mon épouse et mes enfants, j'ai fermé les portes et j'ai entouré les fenêtres par des serviettes humides, puis je me suis directement dirigé vers la zone ciblée. On n'a pas pu déterminer le nombre des victimes, mais j'ai remarqué beaucoup de morts particulièrement des enfants, des personnes évanouies avec des crampes musculaires, en plus des sécrétions mousseuses par la bouche".

En confirmation du témoignage du médecin, Euro-Med a souligné qu' environ 200 cas d'asphyxiés par le gaz sarin sont arrivés dans les centres de soins, au moment où d'autres ont été transférés dans les hôpitaux en dehors de la région et les zones frontalières. Le médecin a ajouté:"c'est une véritable tragédie parce que nous ne pouvons pas traiter les blesses, surtout avec le manque des fournitures et des outils médicales nécessaires".

​ L'Observatoire Euro-Méditerranéen a indiqué que l'unité du traitement sur terrain dans les zones a été bombardé quelques heures après l'attaque chimique et selon un autre médecin dans la région: "Nous avons appris à travers les dispositifs sans fil que l'aviation de l'armée russe a ciblé avec des raids explosifs la défense civile et le point médical dont les blessés sont traités.

Au cours de l'urgent réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, tenue pour discuter l'attaque chimique dans la région de Khan Shaikhoun dans le nord de la Syrie et l'interdiction de voler sur des zones civiles, l'Observatoire Euro-Méditerranéen pour les Droits de l'Homme a appelé à la nécessité de prendre les mesures punitives nécessaires contre les responsables de cette catastrophe humanitaire.

Euro-Med a également confirmé que la communauté internationale ne doit pas soustraire à ses responsabilités juridiques, éthiques et humanitaires envers ce qui est arrivé dans la région « Khan Shaikhoun » et tous les autres massacres humanitaires de Syrie durant les années précédentes.