(New York, le 12 décembre 2016) - Les autorités gouvernementales ainsi que les groupes d'opposition armés en Syrie devraient immédiatement et sans condition permettre l'acheminement d'aide humanitaire aux quartiers de la ville d'Alep contrôlés par l'opposition, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.

   Il y aura de graves conséquences si les parties au conflit ne facilitent pas immédiatement l'acheminement de l'aide humanitaire   

Lama Fakih, directrice adjointe de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch

 Des activistes locaux ainsi que des habitants de l'est d'Alep ont affirmé à Human Rights Watch que la situation dans cette zone est extrêmement grave, compte tenu de la pénurie croissante de nourriture et de médicaments, et de l’accès très limité à des soins médicaux. Le 3 décembre, les Nations Unies ont qualifié la situation humanitaire dans l'est d'Alep de « catastrophique », en soulignant la nécessité d’évacuer immédiatement au moins 400 personnes grièvement blessées ou gravement malades. Des représentants d’organisations humanitaires ont averti que de nombreux habitants de l'est d'Alep risquent de mourir de faim et ont indiqué à Human Rights Watch qu'aucune aide n'a été acheminée vers ces quartiers depuis juillet, bien que le Conseil de sécurité de l’ONU ait appelé toutes les parties au conflit à permettre l’acheminement d’aide humanitaire à toutes les personnes en ayant besoin.

« Malgré le rétrécissement du territoire contrôlé par l'opposition à Alep, les témoignages des résidents indiquent que le manque urgent de nourriture, d'eau et de fournitures médicales persiste », a déclaré Lama Fakih, directrice adjointe de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Il y aura de graves conséquences si les parties au conflit ne facilitent pas immédiatement l'acheminement de l'aide humanitaire, ainsi que l'exigent les lois de la guerre. »