Le général Ahmed al Asiri, porte-parole de la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, a déclaré le 19 décembre que la coalition cesserait d'utiliser les bombes à sous-munitions BL-755 fabriquées au Royaume-Uni. Cette déclaration vient confirmer nos conclusions, selon lesquelles ce type d'armes était utilisé depuis au moins décembre 2015 dans le cadre du conflit. L’organisation avait révélé l'utilisation par la coalition d'armes à sous-munitions fabriquées au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Brésil.

UNE RECONNAISSANCE TARDIVE

   Les transferts d’armes irresponsables et illégaux à destination des belligérants au Yémen perpétuent les souffrances civiles   

Il est étonnant qu’il ait fallu si longtemps pour que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite admette officiellement son recours à des armes à dispersion, non discriminantes par nature, dans le cadre du conflit au Yémen.

Bien sûr, nous le savions depuis des mois. Amnesty International et d'autres ont recueilli des preuves accablantes qui attestent que ces armes ont tué et mutilé des civils, dont des enfants, dans des villages de paysans dans le nord du Yémen.

Ces faits soulignent qu'il est nécessaire de mener une enquête internationale indépendante afin d'examiner les éléments de plus en plus nombreux attestant de violations du droit international au Yémen et de garantir l'obligation de rendre des comptes.

Les transferts d’armes irresponsables et illégaux à destination des belligérants au Yémen perpétuent les souffrances civiles. Tous les États doivent imposer un embargo total sur les transferts d'armes susceptibles d'être utilisées par l'une des parties au conflit.