Genève - Une réunion spéciale sur le statut juridique et la participation politique des réfugiés syriens et des personnes déplacées s’est tenue à Istanbul par le Groupe de coordination de la justice transitionnelle en Syrie, à laquelle a participé Docteur Ramy Abdu, président de l’Observatoire Euro-Méditerranéen pour les droits de l’Homme.

Abdu a présenté un document sur le statut juridique des Syriens en Jordanie, qui a atteint les 588 792 selon le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et jusqu'à 1,6 million selon d'autres estimations. Lorsque les réfugiés palestiniens et irakiens y sont ajoutés, le nombre augmente à plus de 4 millions. Abdu a souligné le fait que la Jordanie n'a pas signé la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés, qui garantit qu'ils ne seront pas expulsés du pays dans lequel ils demandent l'asile. Cependant, la Jordanie a signé un protocole d'accord avec le HCR, lui permettant d'assumer la responsabilité des affaires humanitaires des réfugiés sur son territoire.

Des militants des droits de l'Homme et des représentants d'organisations internationales et de la société civile ont assisté à la réunion sur la justice transitionnelle. Ils ont également discuté du statut juridique des Syriens dans d'autres pays voisins comme le Liban, la Turquie et l'Irak. Inas Zayed, chercheur juridique de l’Observatoire Euro-Med, a passé en revue la situation en Irak.

Parmi les autres participants figuraient des représentants du HCR, du Conseil danois pour les réfugiés (Danish Refugee Council (DRC), du Réseau syrien pour les droits de l'Homme et du Conseil judiciaire syrien.

Les sessions ont abouti à plusieurs recommandations visant à améliorer les conditions de vie des réfugiés syriens, notamment en fournissant une justice transitionnelle en intégrant les réfugiés et les personnes déplacées dans le processus politique et décisionnel.