Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen pour les droits de l'Homme dénonce la campagne israélienne visant les activistes et les employés d'organisations internationales, y compris  le directeur du département Israël-Palestine de Human Rights Watch, Omar Shaker, qui a été dernièrement interdit d'exercer son travail dans les territoires palestiniens.

   Les autorités israéliennes mènent une campagne systématique contre les activistes internationaux et les équipes des organisations de défense des droits internationaux et locaux   

Sandra Owen, La porte-parole d'Euro-Med

Un communiqué de presse publié par Euro-Med a rapporté que cette décision est un nouvel obstacle ajouté aux restrictions israéliennes sur les droits de l'homme et l'action humanitaire dans les territoires palestiniens occupés. Affirmation que l'empêchement des organisations de droits de l'homme d'exercer librement leurs fonctions constitue un mépris remarquable pour la communauté internationale et ses établissements et met en évidence la poursuite de l'occupation israélienne de dissimuler les violations et les crimes de guerre inhumains commis contre les Palestiniens.

Les autorités israéliennes ont refusé l'entrée du directeur du département Israël-Palestine de Human Rights Watch au territoire palestinien occupé, sous prétexte de la partialité de l'organisation et de la mise en œuvre des activités et des rapports contribuant le déploiement de la propagande palestinienne.

Iain Levine, Directeur exécutif adjoint pour les programmes dans le "Human Rights Watch", a dit dans son intervention: "Cette décision et la fausse logique doivent inquiéter toute personne intéressée par l'engagement d'Israël aux valeurs démocratiques fondamentales. Il est décevant que le gouvernement israélien semble incapable ou refuse de faire la distinction entre la critique justifiée de ses actions et la propagande politique hostile."

Depuis 2010, les autorités israéliennes refusent l'entrée des équipes Human Rights Watch dans la bande de Gaza, à l'exception d'une seule visite au cours de l'année 2016.

la porte-parole de l'Observatoire Euro-Méditerranéen, Sandra Owen, a déclaré :"La politique israélienne n'est pas inédite, relativement à l'obstruction du travail des droits de l'Homme dans les territoires palestiniens", faisant référence aux rétrécissements, exercées par Israël contre les équipes de l'Observatoire Euro-Méditerranéen, et à l'expulsion de son secrétaire général "Pam Bailey" au mois d'Août de l'année dernière.

Owen a ajouté: "Les autorités israéliennes mènent une campagne systématique contre les activistes internationaux et les équipes des organisations de défense des droits internationaux et locaux, cela ne se limite pas au refus des permis, mais  discrédit, poursuit leurs équipages et attaque les rapports dénonçant  les violations pratiquées contre la population civile."

Selon l'analyse des données émises par l'unité de coordination des passages (ACU) affilié au Bureau de la coordination de résidence et de la situation humanitaire, le gouvernement israélien pratique depuis le mois de Janvier 2016 une stratégie formelle, en renvoyant à leur pays les voyageurs destinés aux territoires palestiniens, notamment les activistes des droits de l'homme et les fonctionnaires internationaux, y compris les fonctionnaires des Nations Unies.