Genève - Les enfants de l'Irak vivent tous les détails de la crise humanitaire que subit leur pays, y compris les conditions de santé, la détérioration économique et humanitaire en Irak en général, bien qu'ils sont exposés obligatoirement à la conscription militaire pour être impliqué dans les courants combats entre de divers groupes armés en les forçant de leur fournir des services, ou de travailler dans des conditions dégradantes en raison de leur pauvreté, déclare l'Observatoire Euro-Méditerranéen pour les droits de l’Homme.

   L'organisation de l'État islamique intègre plus de 1000 enfants âgés de 9-15 ans dans des combats dans certaines zones en Irak, pour exécuter des attentats-suicides et en les utilisant comme boucliers humains   

Euro-Med a expliqué que مa plupart des partis en Irak sont responsables de la conscription militaire des enfants irakiens.

 D'une part, l'organisation de l'État islamique "Daesh", intègre plus de 1,000 enfants âgés de 9-15 ans dans des combats dans certaines zones en Irak, pour exécuter des attentats-suicides et en les utilisant comme boucliers humains, ou en les forçant de déplacer du matériel et de construire des bermes avec des sacs de sable.

Selon Euro-Med, les milices chiites, au Najaf au sud-ouest de Bagdad, donnent des formations aux enfants pour maitriser l'usage des armes sous des titres erronés tels que "formations et clubs d'été".

Des dizaines d'enfants kurdes et Yézidis sont aussi soumis à la conscription militaire, depuis plusieurs années, par les forces peshmergas kurdes et le Parti des travailleurs Kurdistan (PKK), en les impliquant dans des combats ou en les poussant à travailler sur des points de contrôle de sécurité.

l'Observatoire International des droits de l'homme a ajouté que la partie du Conseil suprême islamique d'Irak, qui comprend des milliers de soldats dont la plupart chiites, a récemment commencé la conscription des enfants en organisant des camps d'entraînement aux enfants pour utiliser des armes légères et moyennes à la fin du mois mai dernier, signalant que ce parti avait publié des annonces dans les rues de la ville de Najaf appelant les parents d'inscrire leurs enfants pour rejoindre ces camps d'entraînement.

"Le recrutement des enfants irakiens peut être classé comme crime de guerre, et représente une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU N°1612 de l'an 2005 et la résolution N°1882 de l'an 2009, en plus qu'il est un acte criminaliser en vertu des lois nationales applicables en Irak." a révélé  la conseillère juridique d'Euro-Med, Mira Bechara.

En outre, Euro-Med a affirmé que les enfants Irakiens sont contraints de travailler dans des conditions dures et dégradantes, et que nombreuses régions de l'Irak vivent une propagation du travail des enfants pour répondre aux besoins de leur famille vivant des conditions de vie misérables. Euro-Med a également expliqué qu'un grand nombre d'enfants travaillent comme vendeurs ambulants, porteurs dans les marchés ou travailleurs dans les laboratoires de différents artisanats. Selon le ministère irakien de la planification 11% de travailleurs irakiens sont des enfants, ce qui constitue un taux très élevé.

Bechara a dit :" le 12 juillet de chaque année, est la journée mondiale contre le travail des enfants, nous constatons que les enfants d'Irak, particulièrement ceux vivant dans les alentours de Bagdad, sont les premières victimes du travail dur afin de gagner un salaire pour couvrir les besoins de leurs familles, notant qu'ils sont exposés à de graves risques sanitaires à cause de la transportation de lourdes charges et de l'inhalation des gaz émis par les fours dans lesquels ils travaillent et qui ne tiennent pas compte les normes de sécurité."

L'Observatoire Euro-Méditerranéen a souligné que depuis mi-2014 les statistiques du travail des enfants sont monté en flèche, notamment après le contrôle de l'État islamique d'un tiers de la superficie de l'Irak. Où 10% des enfants irakiens se sont déplacés avec leurs familles.  Selon les statistiques du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) 3,6 millions d'enfants irakiens sont en danger de mort, de l'exposition, la violence physique, l'enlèvement ou le recrutement par des factions armées.

Euro-Med a appelé les partis actifs et le gouvernement irakiens de suivre les dossiers de la conscription militaire des enfants  et les conditions dégradantes  dans lesquels ils travaillent, de prendre des démarches sérieuses pour exécuter les obligations imposées par la Convention relative aux droits de l'enfant et le droit des conflits armés, et de donner la priorité aux intérêts des enfants.