Genève - l'Observatoire Euro-Méditerranéen pour les Droits de l’Homme a condamné l'utilisation de la force excessive par les forces de sécurité irakiennes, dans le traitement des manifestations et des rassemblements pacifiques organisés par des activistes dans certaines villes au sud de l'Irak, pour condamner ce qu'ils appellent "la politique sectaire", les mauvais services publics, et pour refuser la propagation des armes et du chaos dans le pays.

 

   L'archive des services de sécurité irakienne témoignent d'une longue histoire de ciblage délibéré des manifestations pacifiques   

Euro-Med a rapporté de nombreux incidents dans lesquels les forces de sécurité irakiennes ont utilisé la force excessive contre des manifestations pacifiques. Le jeudi 29 Juin 2017, des manifestations ont eu lieu dans la province du «Najaf», «Dhi-Qar» et «Bassrah», pour réclamer au gouvernement irakien la fourniture de l'énergie, pour condamner la mauvaise gestion des ressources et dissipation des richesses, après que des civils ont désespéré de leurs réclamations via les voies officielles et les administrations gouvernementales, cependant les services de sécurité ont affronté cet incident par une force excessive et par des incendies, conduisant à l'assassinat immédiat d'un citoyen dans la province «Najaf» et à la blessure de cinq autres dont un cas décrit très grave.

Euro-Med a révélé que cet incident n'était pas le premier à cibler les civils, signalant que l'archive des services de sécurité irakienne témoignent d'une longue histoire de ciblage délibéré des manifestations pacifiques coûtant la vie à des dizaines de civils.

Le gouvernement irakien a déclaré que ces manifestations ne sont pas autorisées et organisés par certaines directions, ce qui l'a guidé à tenir face directement aux manifestants. De sa part Euro-Med a déclaré que de tels actes sont opposés aux lois internationales qui garantissent aux citoyens le droit de manifester, de rassemblement pacifique et le droit à la liberté d'opinion et d'expression.

L'Observatoire Euro-Med exprime son profond regret pour les victimes manifestants, appelant à une enquête équitable et transparente pour dévoiler les raisons conduisant à la mort des victimes, exposant les responsables devant des tribunaux compétents.

Euro-Med appelle le gouvernement irakien à assumer ses responsabilités dans la préservation de la vie des civils, de respecter leur droit à la liberté d'expression, de manifestation pacifique, la nécessité pour le gouvernement de leur fournir des services de base et d'assurer une vie décente à tous les citoyens, soulignant que les événements mentionnés s'opposent au devoir des autorités irakiennes à préserver le droit des citoyens à la vie et leur droit de manifestation pacifique et d'expression de l'opinion, ce qui a été confirmé par le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, dont l'Irak fait partie.