Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a condamné le fait que les  Nations Unies n'ont pas pris de mesures punitives contre Israël, trois ans après la dernière offensive militaire contre la bande de Gaza en Juillet et Août de l'année 2014, soulignant que cela confirme le manque de sérieux des enquêtes des Nations Unies.

 

   Il est important que la justice et la responsabilisation reprennent lerus cours, en donnant un message clair à toutes les parties que l'impunité n'existera plus   

Sandra Owen, la porte-parole d'Euro-Med

 

Lors d'un communiqué de presse, Euro-Med a déclaré que la Commission des enquêtes indépendantes des Nations Unies n'a abouti à aucun résultat jusqu'à présent dans ses enquêtes sur l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza, ces enquêtes n'ont pas été suivi par des positions internationales réelles pour tenir des comptes aux autorités d'occupation israéliennes d'avoir commis systématiquement des crimes de guerre à Gaza.

Euro-Med affirme que le fait de se satisfaire de l'obtention des résultats de la Commission d'enquête des Nations Unies sans travailler sur l'activation et la mise en œuvre du suivi, montre le manque du sérieux, ce qui permet aux autorités d'occupation israéliennes de commettre

Il a aussi souligné que la faisabilité du rapport sera atteinte lorsque les Nations Unies prendront les mesures concrètes pour punir Israël et pour rendre la justice aux victimes, avertissant que les droits ne se dénient pas au fil du temps.

L'occupation israélienne avait lancé une offensive militaire contre la bande de Gaza dans la période du 7 Juillet jusqu'au 24 Août 2014, causant la mort d'environ 2147 Palestiniens et des milliers d'autres blessés, plus souvent de la même famille, en plus d'infliger des dégâts considérables dans les infrastructures en détruisant d'importantes installations industrielles telles que les réseaux de communication, l'électricité, la destruction totale de milliers de terres agricoles et la démolition des milliers de maisons.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen avait publié deux rapports détaillés après l'offensive militaire israélienne sur les attaques indiscriminées et les assassinats collectifs, Il a également délivré des rapports quotidiens tout au long de la période d'attaque militaire, et il a coopéré avec la Commission d'enquête des Nations Unies au sujet des crimes de guerre commis lors de l'attaque.

À cet égard, Euro-Med a mis en évidence que la Commission d'enquête des Nations Unies  a condamné Israël d'avoir commis de nombreuses violations flagrantes des lois de la guerre à Gaza. D'après les informations et les témoignages recueillis, la Commission a conclu que les autorités d'occupation ont délibérément ciblé des bâtiments et des civils dans leurs maisons, dans le cadre d'un plan approuvé par la direction militaire, en revanche aucun dirigeant de l'occupation n'a été jugé devant les tribunaux jusqu'à présent.

"Il est important que la justice et la responsabilisation reprennent leurs cours, en donnant un message clair à toutes les parties que l'impunité n'existera plus et que la partie qui commettra des crimes en vertu du droit international sera poursuivie, et c'est ce que l'Organisation des Nations Unies, particulièrement le Conseil de sécurité, doit accomplir envers Israël et conduira à la poursuite des responsables de ces actes inhumaines à Gaza." a révélé  Sandra Owen, la porte-parole d'Euro-Med.

Gaza a été témoin des violations des Conventions de Genève autosomique de l'an 1949, des crimes de guerre et des violations du droit international humanitaire, conformément au Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale. Les forces de l'armées israéliennes ont utilisé une puissance de feu supérieure contre les civils, en lançant près de 60,664 raids par voie terrestre, maritime et aérienne, causant le plus grand nombre de victimes depuis le début de l'occupation.

Les forces armée israélienne n'ont pas pris les mesures nécessaires pour protéger les civils, ils ont mené plus souvent des attaques indiscriminées contre eux et leur propriété. Ces attaques ont conduit à la destruction de 17.132 maisons dont 2.465 maisons ont été complètement détruites.

Euro-Med a appelé la communauté internationale à travailler sérieusement sur l'activation des résultats des enquêtes de l'ONU et généralement de mettre fin à l'occupation israélienne à long terme des territoires palestiniens occupés, étant donné que c'est la cause principale des crimes de guerre et de punition collective commis dans la bande de Gaza et dans le reste des territoires palestiniens occupés.

Il a réitéré, sur la communauté internationale et les pays du monde, la nécessité de travailler efficacement pour la reconstruction de la bande de Gaza et la construction de ce qui a été détruit par l'offensive militaire israélienne, soulignant que les autorités israéliennes d'occupation ont arrêté l'entrée des matériaux de construction et d'autres matériaux nécessaires pour reconstruire ce qui a été détruit, ce qui représente une grave infraction des Conventions de Genève et du Protocole 1, qui interdit, dans l'article 54, d'attaquer, de détruire, d'enlever ou de mettre hors d'usage des biens indispensables à la survie de la population civile.

L'Observatoire des Droits de l'Homme a exhorté à responsabiliser et à poursuivre les responsables des violations lors de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza et la destruction ses biens civils - pour prouver la gravité des enquêtes de l'ONU - en considérant de tels actes comme crime de guerre.

Il a également appelé à agir sérieusement pour renvoyer le dossier de l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza à la Cour Pénale Internationale ou au tribunal spécial constitué pour cette question, appelant les États partis à la Convention de Genève de se conformer aux dispositions de la Convention concernant la compétence universelle et de poursuivre les criminels de guerre devant les juridictions nationales.