Genève - l'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a dénoncé l'incident de la torture jusqu'à la mort exécuté par des forces gouvernementales irakiennes contre des citoyens irakiens dans la province d'Anbar, à cause de leurs commentaires sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué de presse, Euro-Med a confirmé que l'incident mentionné représente une violation directe de la vie de l'homme, réduisant la liberté d'expression assurée dans le cadre du droit international et national.

Les forces gouvernementales locales de la province d'Anbar, avaient torturé jusqu'à la mort deux citoyens : Mohammed Al-Janabi et Jassim Namrawi, le 30 Juillet dernier, sous accusations d'avoir publié des commentaires sur les réseaux sociaux  critiquant des fonctionnaires de sécurité dans la province Ramadi.

Les familles des victimes ont affirmé que leurs fils n'ont commis aucun acte lié au terrorisme, mais il s'est apparu plus tard qu'ils étaient accusés d'avoir critiqué le gouvernement local et ses services de sécurité.

Selon les familles, les forces gouvernementales ont utilisé diverses sortes de torture que ce soit par chocs électriques, brûlures, coups sur les reins contre les deux victimes, ce qui ont conduit à leur mort, exigeant les responsables de la sécurité de révéler les circonstances de mort de leurs fils et de condamner les responsables.

L'Observatoire a reçu des photos montrant les cadavres des citoyens irakiens avec des effets de torture sévère dans de différentes parties de leur corps, notamment dans leurs têtes. Euro-Med a exprimé sa crainte envers la récurrence de tels cas et la poursuite des exécutions en dehors de la loi, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur des centres de détentions ou sur le terrain et sous accusation politique.

L'Irak a connu un grand nombre de violation contre la liberté d'opinion et d'expression, soulignant que les journaux ont été fermés et les journalistes, les écrivains et les éditeurs ont été détenu et condamné en vertu de leur point de vue déjà contrôlés par le gouvernement, en plus de beaucoup d'autres cas d'enlèvement, de disparitions et d'assassinat.

Euro-Med a souligné que de tels actes sont dangereux et contraires aux normes et aux conventions, que le gouvernement irakien doit respecter, d'autant plus que la politique d'impunité qui existe systématiquement en Irak et qui empêche l'application correcte de la loi.
 Le droit à la vie est consacré dans les conventions internationales des documents de l'ONU, y compris la déclaration universelle des droits de l'homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international. Euro-Med a souligné que l'article 6.1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques stipule que : " la loi doit imposer des censures strictes dans les cas où l'État peut priver une personne de sa vie, et doit exiger des contrôles judiciaires veillent à ce que la peine de mort soit seulement appliquée après la condamnation de l'accusé sur la base des preuves claires et convaincantes sans aucune interprétation contraire ".

L'Observatoire Européen des Droits de l'Homme a appelé les  Nations Unies à la nécessité d'agir pour protéger les droits de l'homme en Irak, et de réaliser la démocratie conformément aux mécanismes internationaux.

Euro-Med a également demandé au gouvernement de respecter les articles et les dispositions de la déclaration universelle des droits de l'homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et son protocole spécial.