Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a mis en garde contre la dangereuse croissance des violations des droits de l'homme, les mauvaises conditions de détention et les méthodes plus horribles de la torture psychologique et physique auxquelles subissent les détenus en Irak.

   La réalité des prisons irakiennes est tragique, vu que la plupart des détenus dans ces prisons, ont été arrêtés sous peine des lois injustes telles que la loi juridique antiterroriste et la loi de l'informateur confidentiel   

Sandra Owen, Porte-parole d'Euro-Med

Dans un communiqué de presse, Euro-Med a déclaré qu'il avait reçu des lettres d'un certain nombre de détenus dans la prison Nassiriya, au sud de l'Irak.

Il a expliqué que les détenus ont rapporté, dans leurs lettres, que la plupart d'entre eux ont été arrêtés suite aux appels malveillants, aux informateurs confidentiels et suite à de fausses accusations, signalant qu'ils ont avoué avoir commis des crimes sous peine de torture et qu'ils ont été injustement condamné alors qu'ils sont soumis à la torture et l'humiliation physique et psychologique.

Les détenus se sont plaints à l'Observatoire d'être en exposition à une grave négligence médicale, de mauvaises nourritures à l'intérieur de la prison, l'absence de fourniture d'eau pour se baigner, et la congestion de la prison Nassiriya dans une chaleur très élevé.

Ils se sont également plaints d'autres violations poursuivies par l'administration pénitentiaire dans le traitement des détenus, y compris l'inspection quotidienne des cellules, les fouilles humiliantes en les dépouillant de leurs vêtements, en plus qu'ils sont raclés par des matraques électriques, en de les obliger de se tenir debout sur un pied pendant une longue période.

« La réalité des prisons irakiennes est tragique, vu que la plupart des détenus, dans ces prisons, ont été arrêtés sous peine des lois injustes telles que la loi  juridique antiterroriste et la loi de l'informateur confidentiel» a déclaré ٍSandra Owen, porte-parole d'Euro-Med.

Il a ajouté que les détenus sont le plus souvent exposés à plusieurs violations, depuis le début de leur détention, et font l'objet d'une enquête par des agents utilisant des diverses méthodes coercition et de torture pour les forcer à avouer des crimes qu'il n'a pas commis, tels que la réalisation des opérations militaires ou l'affiliation à des groupes armés.

Euro-Med a également mis l'accent sur la torture sur une base sectaire exercé par certaines personnes et milices sectaires qui imposent leurs pouvoirs aux enquêteurs et à l'administration pénitentiaire.

L'Irak est décrit comme l'un des pays commettant les violations les plus flagrantes des droits de l'homme, à travers les conflits armés qui font rage entre les différentes parties là-bas.

Le pays n'a toujours pas cessé sa guerre enragée contre l'État islamique « Daesh » au nord et à l'ouest, et qui avait causé le meurtre de dizaines de civils dans des combats dans les villes et les provinces de l'Irak.

Simultanément, les manifestations continuent dans la majorité des provinces sous le contrôle du gouvernement dans le contexte de la crise économique continue, la forte baisse du niveau des services, la détérioration des infrastructures, et les problèmes de sécurité là-bas.

Les journalistes et les activistes dans le domaine des médias et la défense de la liberté d'expression, ont également été soumis à de nombreuses violations telles que les harcèlements, les menaces d'enlèvement, l'interdiction de couverture médiatique, arrivant jusqu'au ciblage direct de leur vie.

L'Observatoire a souligné que les violations, les représailles, des enlèvements et les tortures subies par les familles qui avaient certains de ses enfants dans les rangs de Daesh, sont très grave. Ces familles font face à l'enlèvement et à la torture par les milices sectaires et les milices de l'Iran.

Par conséquent, Euro-Med a confirmé, sur la base des violations documentées commises contre les détenus dans la prison Nassiriya, que les autorités irakiennes et les organisations internationales des droits de l'homme doivent former un Comité international neutre pour visiter la prison mentionnée et pour stopper ces violations.

L'Observatoire a également exigé l'arrêt des procès inéquitables dans les tribunaux de Nassiriya et de réaliser une nouvelle répartition selon les cas de détenus et selon la compétence des tribunaux irakiens spatiaux prévus par la loi.

Euro-Med a mis en évidence que les autorités irakiennes et la Cour de cassation irakienne doivent reconsidérer les jugements sévères émis par Cour pénale de Nassiriya, au cours de la période précédente, et doivent réenregistrer les déclarations des détenus qui ont été torturés par des enquêteurs non politisés, conformément aux dispositions de la loi, loin des menaces, des tortures et de pression.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen a également exhorté la nécessité de présenter les détenus torturés à un comité médical, afin de documenter ces abus judiciaires, et de condamner tous ceux qui ont participé à la torture des détenus et empêchant leur libération, après avoir été déclaré innocent de toutes accusations portées contre eux.