Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a salué la décision de la Cour européenne de justice, qui confirme l'accord de la répartition de l'accueil des immigrants en Europe et qui rejette totalement l'opposition de la Slovaquie et la Hongrie en réponse à la crise migratoire en 2015.

   La position des pays qui s'opposent à la mise en œuvre de la résolution est immorale et représente une tentative d'éluder la responsabilité contrairement au droit international   

 

Euro-Med a souligné que la Hongrie et la Slovaquie ont déposé un recours contre la décision de répartition de l'accueil des immigrants, adoptés par les dirigeants européens en septembre 2015, et qui prévoit la distribution de 120 000 immigrants en Italie et en Grèce aux pays de l'Union.  Le tribunal a totalement refusé, dans une décision rendue mercredi, les appels déposés par la Slovaquie et la Hongrie et a considéré que le mécanisme, condamné par les deux pays de l'Union européenne et qui est censé refléter l'esprit de solidarité européenne, contribue efficacement et harmonieusement à alléger le fardeau de la Grèce et de l'Italie après l'afflux de migrants en grand nombre.

La Cour a estimé que l'unanimité totale entre les membres n'est pas contraignante pour la mise en œuvre des décisions du Conseil européen, qui comprend 28 chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne, en plus que le Conseil européen ne peut en aucun cas modifier les règles de vote établies par les traités.

Il est noté que la Hongrie et la Slovaquie se sont opposés à la légitimité du plan, sauf que la Cour de justice a rejeté leurs arguments en considérant l'utilisation de la législation, par les parlements nationaux sans consultation avec le parlement européen et sans audiences publiques, comme un acte illégale, et que l'adoption de la résolution n'est pas assujettie aux exigences législatives des Parlements nationaux.

La Slovaquie, la Hongrie, la République tchèque et la Roumanie avaient voté contre la réception de 120 000 réfugiés arrivés en Italie et en Grèce et qui respectent toutes les normes internationales de protection depuis deux ans.

Euro-Med a confirmé l'importance de telle décision surtout dans le cadre des nouvelles politiques de l'Union européenne qui déploient tous les efforts pour arrêter l'arrivée des demandeurs d'asile et des migrants en Europe en légiférant ces actes par des accords parallèles, ce qui exprime l'évasion européenne des lois, des conventions internationales et des obligations des pays de l'Union concernant la question des migrants et des demandeurs de protection.

Il a également considéré la position des pays qui s'opposent à la mise en œuvre de la résolution, comme immorale et qu'elle représente une tentative d'éluder la responsabilité contrairement au droit international.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen a appelé l'Union Européenne à faire plus d'efforts pour respecter les droits des migrants, étant donné qu'elle est la destination des demandeurs d'asile et des migrants, pour trouver des voies d'accès plus sûres pour leur arrivée, et pour répartir le fardeau des réfugiés avec d'autres pays et accorder la priorité aux droits de l'homme dans leur traitement.