Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a appelé à mettre fin aux politiques discriminatoires contre la nomination de femmes palestiniennes aux postes supérieurs en vertu de la loi fondamentale palestinienne.

   Le taux de participation des hommes est trois fois plus élevé que celui des femmes sur le marché du travail dans la société palestinienne   

Maha Hussaini, la directrice d'Euro-Med dans les territoires palestiniens

 

Euro-Med a souligné, lors d'un communiqué de presse, que les autorités régnantes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza doivent assumer leurs responsabilités pour arrêter les politiques d'emploi discriminatoires à l'égard des femmes dans les postes publics et particulièrement dans les postes supérieurs.

Maha Hussaini, la directrice d'Euro-Med dans les territoires palestiniens, s'est référée aux dispositions de la loi fondamentale palestinienne, spécialement l'article (100), concernant l'interdiction de la discrimination entre hommes et femmes et la nécessité de les traiter sur un pied d'égalité dans les conditions de travail.

Hussaini a souligné que le taux de participation des hommes est trois fois plus élevé que celui des femmes sur le marché du travail dans la société palestinienne, avec un double écart lorsque l'on parle d'emplois supérieurs.

Elle a également mis en évidence le cas de l'exclusion de l'avocate "Huda Tayseer Alloa" du poste de juge d'un tribunal de la bande de Gaza, en dépit de la décision d'approuver son succès auprès du Conseil supérieur de la magistrature à Gaza, pour la nommer comme juge dans un tribunal de conciliation locale.

Il est noté que, "Alloa" est la seule femme parmi les 14 nouveaux membres qui ont récemment été accrédités auprès de la magistrature dans la bande de Gaza. Cependant, une décision du comité administratif d'État affilié au "Hamas" les a exclus, avant que la plupart d'entre eux ne soient annoncés dans le cadre de la réconciliation palestinienne.

Dans un communiqué publié sur les médias locaux, Alloa a révélé que son exclusion est venue pour des raisons discriminatoires en tant que femme, alors que les autorités gouvernementales concernées à Gaza n'a fourni aucune précision sur l'affaire.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen a demandé aux autorités gouvernementales de Gaza de mener une enquête sur l'exclusion de ladite avocate, de révéler les raisons de son exclusion et de responsabiliser les responsables de cette décision.

Euro-Med a également nécessité l'adoption des lois globales pour lutter contre la discrimination et pour assurer une protection égale aux femmes participantes au marché du travail et aux fonctions publiques.