Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme s'est déclaré préoccuper par le risque de désaccord lors de l'organisation du référendum sur la région kurde, au nord de l'Irak, notamment sur la situation des civils dans les zones en litige.

Lors d'un communiqué de presse, l'Observatoire  a exhorté le gouvernement irakien et la région kurde à s'engager dans un dialogue, à résoudre les différends par des moyens pacifiques et à faire en sorte que les gens de la région obtiennent les droits qu'ils exigent en vertu du droit international.

La Commission électorale du Kurdistan a annoncé que 92% des participants au référendum, organisé lundi dernier, ont voté en faveur de l'indépendance du gouvernement central à Bagdad.

Selon la Commission, le nombre de participants au référendum a atteint 4 millions, alors que le nombre d'électeurs dans les lieux contestés a dépassé 3 millions.

Le référendum mené par les autorités kurdes au nord de l'Irak, s'est déroulé sous la pression de Bagdad, les menaces des pays régionaux et des avertissements internationaux que le mouvement kurde allait provoquer plus de conflits dans la région.

À cet égard, Euro-Med a mis en garde que cette tension pourra entraîner un blocus économique et un nouveau conflit militaire dans la région, ce qui touchera principalement  les minorités et les civils.

L'Observatoire a souligné qu'en cas de friction, les victimes seront les civils innocents de toutes les parties sans exception, surtout avec des informations confirmant la fréquence élevée de la mobilisation militaire dans ces régions.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen a exigé aux parties qui soutiennent et rejettent le référendum - en particulier les gouvernements du Centre et de la région - d'accélérer le règlement pacifique de leurs différences et de recourir au droit international pour épargner aux civils toute catastrophe humanitaire pouvant survenir en cas d'une éventuelle escalade économique ou militaire.

Euro-Med a également exhorté les Nations unies et les organisations internationales à s'acquitter de leurs responsabilités face aux dangers résultant de la tension dans la région kurde et à veiller à ce que les personnes de la région aient leurs droits qu'ils exigent conformément au droit international.