Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a déclaré que le groupe yéménite Ansar Allah continue à détenir arbitrairement l'étudiant palestinien « Moel Muhammad Ibrahim Walid »depuis plus de trois ans, en dépit de la publication d'une décision de libération par ministère public du Yémen affilié au groupe Houthi - puissance réelle sur le terrain- dans la capitale Sanaa.

   Lors de sons arrive à l'aéroport de Sanaa, il a été immédiatement détenu sans raison   

 

Euro-Med a souligné, lors d'un communiqué de presse, que Moel, un étudiant palestinien de la Syrie, avait voyagé au Yémen depuis plus de trois ans pour étudier, et quand il est arrivé à l'aéroport de Sanaa, il a été arrêté par le groupe Ansar Allah Al-Houthi, où sa détention est entrée dans des circonstances mystérieuses, sans savoir les raisons de sa détention, puis il a été emmené vers une destination inconnue, ce qui empêche Moel de contacter tout avocat ou de communiquer avec le monde extérieur tout au long de sa détention.

Dans une conversation téléphonique menée par l'équipe d'Euro-Med, la mère de Moel a affirmé que son fils avait quitté la Syrie pour étudier au Yémen, parce que la vie et les études au Yémen sont moins chères, et lors de sons arrive à l'aéroport de Sanaa, il a été immédiatement détenu sans raison. La mère a ajouté:" il y a environ six mois, Moel a été atteint d'une maladie maligne et a été transmis à l'hôpital, mais nous n'avons pas pu communiquer avec lui. Nous avons contacté la Croix-Rouge et les organisations de défense des droits de l'homme à Sanaa, mais en vain."

L'Observatoire a exprimé sa préoccupation à l'égard de la détérioration de la situation sanitaire de Moel résultant d'un traitement cruel et dégradant durant sa détention, ce qui constitue une violation flagrante du droit international, qui interdit la détention arbitraire, la torture et autres mauvais traitements dans les centres de détention.

Le professeur Abdel Basset Al Ghazi, avocat de Moel, a déclaré dans un entretien téléphonique mené par l'équipe Euro-Med, que Moel a été arrêté il y a trois ans et demi par la Sécurité politique à Sanaa, et a ajouté:" Nous avons essayé depuis ce moment de communiquer avec les organismes publics et les institutions internationales concernées et le Comité international de la Croix-Rouge pour sa libération, et nous avons pu obtenir des ordres de la poursuite pénale spécialisée au Yémen pour le libérer et le référer aux médecins, surtout après les informations, reçu de la prison, affirmant que Moel est atteint par un cancer. Ces ordres nécessitaient une référence urgente à l'hôpital, mais cette décision n'a pas été mise en œuvre jusqu'à présent."

L'avocat de Moel a révélé avoir obtenu l'approbation de la soi-disant «sécurité politique» de libérer son client pour être remis au Comité international de la Croix-Rouge, ce qui n'a pas encore été fait. L'avocat a attribué ce retard à la pression sur le CICR par la sécurité politique yéménite, où la Croix-Rouge yéménite est incapable d'obtenir une décision de recevoir du Comité international de la Croix-Rouge.

Le conseiller juridique de l'Observatoire Euro-Med a déclaré: "La privation arbitraire de la liberté de toute personne, sans fondement juridique de son arrestation, et l'impossibilité pour sa famille de communiquer avec lui constituent une violation flagrante de ses droits". Les détenus doivent au moins être informés des raisons spécifiques de l'arrestation et doivent être en mesure de contester leur détention devant un juge indépendant et impartial, ainsi que d'avoir accès à un avocat, aux membres de la famille et l'examen régulier de leur cas.

Euro-Med a appelé le groupe Houthi, en tant qu'autorité de facto au Yémen, de libérer immédiatement le détenu "Moel Walid", et l'invite à respecter les conventions internationales régissant les droits de l'homme, Euro-Med a exhorté la communauté internationale à prendre des mesures pratiques pour assurer la sécurité des détenus et la vitesse de leur libération, et pour arrêter ces attaques arbitraires contre eux.