Londres - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a critiqué la décision des autorités de transport de Londres interdisant les publicités contre la célèbre déclaration Balfour, dans le cadre d'une campagne locale en Grande-Bretagne pour exiger des excuses sur la promesse que son ministre des affaires étrangères avait fait afin de construire une patrie juive en Palestine, il y a cent ans.

 

   Le comportement du gouvernement britannique est une indication claire du biais continue envers l'occupation, le colonialisme et de son refus d'agir efficacement pour le droit de plus de 11 millions de Palestiniens   

Ihsan Adel, le conseiller juridique d'Euro-Med

 

L'Observatoire a révélé, lors d'un communiqué de presse, que la décision d'interdire les publicités était une grave violation de la liberté d'expression et montrait l'impact de la politique sur les droits dans sa forme la plus simple au Royaume-Uni.

Euro-Med a déclaré que la Mission palestinienne au Royaume-Uni a organisé une campagne publicitaire intitulée «Make It Right», qui comprenait la publication des publicités dans les stations de métro et dans les bus en préparation de l'anniversaire de la déclaration Balfour.

Les publicités incluses des images montrant la différence dans la vie des Palestiniens avant et après 1948 (la création de l'état d'Israël), comment l'occupation israélienne a affecté les territoires palestiniens et les massacres commis à cette époque pour la paix et la sécurité des Palestiniens, ainsi que le déplacement de beaucoup d'entre eux.

L'Observatoire a souligné que les autorités de transport de Londres ont interdit la publication desdites annonces au motif qu'elles ne respectent pas les principes de l'État et qu'elles sont incluses dans les images et les messages rapportant des questions de controverse publique et de sensibilité.

Les autorités auraient supprimé les annonces publiées de manière définitive sans aviser l'agence de publicité concernée, ce qui n'était généralement pas le cas, les autorités avaient aussi informé les parties que la campagne ne serait pas approuvée après un long et inhabituel retard.

Ces pratiques coïncident avec des protestations exigeant le Royaume-Uni, qui a refusé de s'excuser pour la déclaration Balfour, de promouvoir les droits des Palestiniens et de reconnaître l'injustice et les conséquences persistantes de ses promesses envers le peuple palestinien.

Ihsan Adel, le conseiller juridique de l'Observatoire Euro-Méditerranéen a affirmé que le comportement du gouvernement britannique est une indication claire du biais continue de la Grande-Bretagne envers l'occupation, le colonialisme et de son refus d'agir efficacement pour le droit de plus de 11 millions de Palestiniens dans le monde, signalant que les Nations unies avaient reconnu leur droit à l'autodétermination et à l'établissement de leur État.

Adel a averti que la Grande-Bretagne doit assumer ses responsabilités juridiques et politiques pour soutenir le peuple palestinien et corriger son erreur à l'égard des Palestiniens et ne doit pas continuer à donner le feu vert aux pratiques de l'occupation rejetées par les Nations unies, au lieu de renforcer l'immunité accordée par la puissance occupante au fil des ans et de soutenir son projet conformément à la déclaration Balfour.

En conséquence, Euro-Med a appelé les autorités britanniques à respecter la liberté d'opinion et d'expression sans harcèlement, restriction ou confiscation, et  à s'abstenir d'introduire des considérations et des alliances politiques pour influencer les droits de tous les Britanniques et leur  droit à un espace ouvert pour discuter des questions.

L'Observatoire a appelé le gouvernement britannique dirigé par Teresa Mai à adopter une politique équilibrée envers la question palestinienne et en conformité avec le droit international, la Charte des Nations unies et le droit à l'autodétermination.