Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme condamne la décision du tribunal bahreïni qui prévoit l'emprisonnement de trois proches de l'activiste de l'opposition bahreïni Ahmed Al-Wadai, chef de la défense à l'Institut bahreïni pour les droits et la démocratie (BIRD), sur la base de ses opinions politiques d'opposition. Le 30 octobre, les proches d'Al-Wadai, dont sa belle-mère Hajar Mansour, et son beau-frère, Nizar Al-Wadai, ont été jugés et condamnés à une peine d'emprisonnement pour avoir planifié de planter une fausse bombe dans le sud-ouest de Manama. 

   La poursuite bahreïnie n'a fourni aucune preuve réelle condamnant les accusés   

 

Mahmoud Rezeq, proche d'Al-Wadai, a été condamné à un mois et demi de prison pour possession d'un couteau. Toutefois, Al-Wadai a déclaré dans un communiqué de presse que ses proches avaient été condamnés sur la base d'aveux obtenus sous la torture et sans tenir compte de leurs droits fondamentaux les plus élémentaires.

Al-Wadai a confirmé à l'équipe Euro-Med que l'affaire contre ses proches était le résultat de ses opinions politiques opposées aux autorités bahreïnies et de son travail dans le domaine des droits de l'homme. La poursuite bahreïnie n'a fourni aucune preuve réelle condamnant les accusés, tandis que des rapports internationaux sur les droits de l'homme ont confirmé que la poursuite bahreïnie s'était appuyée sur des sources secrètes pour accuser les proches d'Al-Wadai, en plus de se fier aux aveux obtenus sous la torture.

Euro-Med exprime sa profonde préoccupation au sujet des pratiques des autorités bahreïnies face aux opposants et à leurs proches, surtout lorsqu'ils sont arrêtés sans justification légale. L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme estime que ces jugements injustes font partie d'une campagne organisée par les autorités bahreïnies contre les dissidents, en violation flagrante du droit international et des pactes relatifs aux droits de l'homme qui garantissent le droit à la liberté d'opinion et d'expression.

Euro-Med appelle les autorités bahreïnies à respecter le droit international et les pactes internationaux, qui garantissent la liberté d'adopter des opinions politiques sans restriction ni poursuites et de donner aux citoyens la liberté d'exprimer leurs opinions et leurs convictions.