Genève - La communauté internationale, les organisations humanitaires et les pays riches sont instamment priés de prendre des mesures immédiates pour aider les réfugiés et les Syriens déplacés dans les camps situés au nord de la Syrie, ainsi qu'en Turquie, en Jordanie et au Liban, a déclaré l'Observatoire Euro-Méditerranéen  des Droits de l'Homme.

   Certains camps dans le nord de la Syrie ont besoin d’une aide urgente qui ne peut être retardée.   

 

Le froid intense devrait toucher les réfugiés syriens, a ajouté Euro-Med, avertissant que cela aura des effets catastrophiques, surtout sur les enfants.

Les organisations des Nations Unies, en particulier le HCR et l'UNICEF, ainsi que les institutions régionales compétentes, notamment la Ligue des États arabes et l'Organisation de la coopération islamique, devraient agir pour aider les réfugiés et prendre des mesures pour minimiser les dommages, a ajouté Euro-Med.

Des centaines de milliers de réfugiés vivent dans des tentes qui ne peuvent pas affronter le froid qui touchera les camps, où les enfants constituent la plus grande partie de la population réfugiée.

Les infrastructures médiocres et le manque d'accès aux soins médicaux et à la nourriture rendent les enfants réfugiés particulièrement exposés à un risque accru de grand froid.

Adressées en arabe, en anglais et en français, les lettres exhortaient les organismes humanitaires internationaux et locaux travaillant dans les pays hôtes, ainsi que dans les pays riches, notamment l'Union européenne, les États du Golfe, les États-Unis et le Canada.

La situation dans les camps de réfugiés syriens est très tragique, a souligné Alaa Barghouthi, coordinatrice des médias d’Euro-Med, soulignant qu'il s'agit de la huitième année, les réfugiés vivant dans des camps sont confrontés à un froid glacial et manquent d'infrastructures et de services de base tels que le chauffage et les soins médicaux.

Certains camps dans le nord de la Syrie ont besoin d’une aide urgente qui ne peut être retardée. Ces zones comprennent le camp de Deir Ballut, qui abrite environ 850 familles déplacées du camp de Yarmouk et les zones situées au sud de Damas, a ajouté Barghouthi.

L'UNRWA est également responsable des milliers de Palestiniens syriens qui ont été déplacés de leurs camps en Syrie vers le nord syrien, en particulier les habitants des camps de réfugiés de Yarmouk et de Khan al Sheheh, a souligné Barghouthi.

Bien que l’UNRWA ait pour mandat de fournir des services à tous les réfugiés palestiniens dans ses cinq zones d’opérations, il n’a pas aidé ceux qui ont froid dans les camps du nord du pays sans en donner les raisons, a déclaré Barghouthi.

Au même temps, les autres organes de l’ONU n’ont apporté aucune aide aux Palestiniens de Syrie, vu qu’elles relèvent du mandat de l’UNRWA.

Les réfugiés du camp de Deir Ballut se sont plaints du manque de chauffage et d'installations sanitaires pour faire face au froid et aux pluies attendus, simultanément, la vie des enfants est menacée par d’autres dangers, notamment des insectes mortels, parmi les cas de propagation de maladies telles que la diarrhée.

Au cours des deux dernières semaines, les réfugiés du camp de réfugiés de Deir Ballut ont été forcés de se rendre sur place pour demander des services de base à leurs enfants, y compris l'eau, les soins de santé et un abri adéquat.

Ils vivent dans des tentes dépourvues d’infrastructures de base, telles que l’eau et l’assainissement, et souffrent du manque de suivi des maladies chroniques telles que le diabète et la tension artérielle. De nombreux cas récents de leishmaniose dans le camp ont également été signalés, une grave maladie de la peau transmise par les phlébotomes, et son traitement dure plusieurs mois.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme appelle tous les organismes humanitaires à unir leurs efforts et à agir en faveur des réfugiés et des personnes déplacées vivant dans des camps de réfugiés à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie dans les mois à venir, soulignant que des centaines de milliers d'enfants gèlent sous l'effet de la vague de froid attendue.

Euro-Med appelle également les Nations Unies et l'Union européenne à faire plus pour assurer les secours urgents nécessaires pour aider les réfugiés à faire face au froid imminent.

L'Observatoire appelle également tous les organismes concernés à protéger les dizaines de milliers de réfugiés qui se trouvent sur la frontière nord-est de la Jordanie avec la Syrie et l'Irak, qui risquent de mourir de faim en raison de leur manque d'accès à la nourriture.

Il est à noter que 2,6 millions d'enfants réfugiés ont un besoin urgent d'accès aux soins de santé ou à l'éducation, selon les statistiques de l'ONU.