L’instabilité politique et sécuritaire dans de nombreux pays du Moyen-Ori-ent, en Syrie, où le conflit armé dure depuis sept ans, a conduit à une aug-mentation spectaculaire du nombre de demandeurs d’asile cherchant ref-uge dans le continent européen, ce qui a entraîné une situation d’urgence que de nombreux organes de l’UE ont qualifiée de « crise des réfugiés » en 2015. Cette crise a posé un défi et a représenté un véritable test pour les normes des droits de l’homme des pays européens, y compris la Suisse.

 

La Suisse accueille les personnes persécutées pour des raisons politiques, religieuses ou ethniques pour perpétuer la tradition humaniste suisse. Elle a accueilli des milliers de personnes provenant de différentes zones de con-flit, telles que les Balkans, le Moyen-Orient et l’Afrique. Cependant, la Suisse n’est pas une destination facile pour les réfugiés, en raison des longues procédures d’asile imposées par le gouvernement suisse, sous la forme d’une bureaucratie complexe. Cela s’ajoute à la complexité de l’héberge-ment et de la gestion des demandeurs d’asile et aux restrictions imposées par le gouvernement suisse aux détenteurs de certains types de résidences humanitaires, tels que les protecteurs temporaires.

 

Le nombre d’enfants non accompagnés reçus par la Suisse ne représentait en 2007 que 733 enfants (sur un total de 31 000 enfants non accompagnés en Europe), ce qui signifie que le pays n’est pas l’endroit de prédilection pour ces enfants. Malgré le nombre réduit d’enfants réfugiés en Suisse, les conditions d’accueil et de traitement de leurs demandes sont très dif-férentes selon le canton, ce qui a mis la Suisse , au passage fied de grandes organisations de défense des droits de l’Homme, dont l’office des Nations unies à Genève, dans une situation difficile.

 

 Dans ce rapport, l’Observatoire Euro-Méditerranéen des droits de l’Hom-me vise à examiner la situation des demandeurs d’asile mineurs non accompagnés, en particulier ceux du Moyen-Orient, en Suisse, les poli-tiques suivies par le gouvernement pour analyser leurs demandes et les difficultés auxquelles ils sont confrontés en tant qu’enfants et en tant que demandeurs d’asile dans le pays. Tour cela dans le but d’émettre des recommandations au gouvernement suisse pour améliorer sa poli-tique à l’égard de ces enfants, conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant et aux principes internationaux concernant le traitement des réfugiés et des demandeurs d’asile.