Genève - Dans une lettre adressée au CIO du Comité International Olympique, l’Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme a condamné la décision du Consulat britannique à Jérusalem de refuser à l’athlète palestinienne Layan Jaber un visa britannique pour participer à un événement international de taekwondo programmé du 15 au 19 mai au Royaume-Uni.

   Le fait de refuser un visa pour des raisons discriminatoires ou politiques a été condamné par les fédérations sportives internationales, y compris le Comité international paralympique.    

 

Layan Jaber a attendu deux semaines en Jordanie pour obtenir son visa, car elle aurait de la difficulté à accéder au consulat britannique à Jérusalem en raison des restrictions de circulation. Pourtant, au bout de deux semaines, elle a été informée de la décision de l’ambassade du Royaume-Uni de ne pas lui délivrer de visa même si elle avait tous les documents nécessaires pour le faire.

La décision de l’ambassade du Royaume-Uni de refuser un visa à Layan Jaber viole ses droits en tant qu’athlète palestinienne et contredit le principe de traitement égal des personnes, indépendamment de leur nationalité, sexe, âge, couleur ou race.

Ce principe et celui de l’égalité pour tous sont inscrits aux articles 1 et 2 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948; aux articles 2, 16 et 26 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966; au paragraphe 2(2) du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966; articles 1, 2, 4 et 5 de la Convention de 1969 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale; et les articles 2, 3, 4 et 15 de la Convention de 1979 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

En tant qu’hôte de de cet événement sportif international, le Royaume-Uni est censé délivrer des visas à toutes les personnes qui y participent. La politique n’a pas sa place dans le sport et la majorité du monde considère aujourd’hui le sport comme un facteur unificateur qui rassemble les gens malgré leurs divisions.

Euro-Med a souligné que le cas de Layan Jaber n’est pas isolé et que de nombreux athlètes et étudiants, notamment palestiniens, se voient refuser le droit de participer à de tels événements ou de poursuivre leurs études supérieures au Royaume.

Le fait de refuser un visa pour des raisons discriminatoires ou politiques a été condamné par les fédérations sportives internationales, y compris le Comité international paralympique.

Euro-Med demande au Comité olympique d’exhorter le gouvernement britannique à révéler la raison pour laquelle l’athlète palestinienne s’est vu refuser un visa pour représenter son pays lors de cet événement sportif.

Euro-Med demande en outre aux autorités britanniques d’accorder à Layan Jaber un visa si les motivations du refus contredisent les principes de non-discrimination et d’égalité ou d’autres obligations du Royaume-Uni en vertu du droit international.

 

Pour lire les lettres:

lettre 1

 

lettre 2