Bruxelles - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a tenu une veillée jeudi devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles, condamnant les pratiques de torture pratiquées par différentes parties en Libye dans le cadre des conflits internes dans le pays depuis plus de huit ans.

   Les participants ont appelé l'Union européenne à assumer ses responsabilités juridiques et humanitaires concernant les violations des droits de l'Homme commises en Libye, notamment dans les cas de torture de détenus   

 

Des volontaires portant des T-shirts écrits dessus "Stop à la torture en Libye" se sont alignés devant le siège de la Commission européenne,  soulignant que les pays européens devraient employer leur influence pour faire pression sur les différentes parties en Libye afin de mettre fin à la torture systématique dans les prisons et les centres de détention.

L’activité visait à attirer l’attention sur les violations graves commises à l’encontre des détenus en Libye, y compris diverses formes de torture contraires aux lois et aux coutumes internationales et humanitaires, en plus de l'enregistrement de nombreux cas de décès dus à la torture au cours de la période écoulée.

La veillée s’inscrit dans le cadre du projet lancé par Euro-Med au cours de l’année dernière, qui vise à suivre et à documenter les cas de torture en Libye, a déclaré Susan Yanseen, responsable des campagnes et de la communication au sein d'Euro-Med. Elle a ajouté que les cas de torture augmentent constamment dans le pays en raison des divisions qui ont déchiré le pays où les parties au conflit sont en lice dans  la construction des prisons et des centres de détention, en l'absence quasi-totale d’un système de surveillance indépendant qui suit ce qui se passe à l’intérieur de ces prisons.

Les participants ont appelé l'Union européenne à assumer ses responsabilités juridiques et humanitaires concernant les violations des droits de l'Homme commises en Libye, notamment dans les cas de torture de détenus, de conflits armés et le soutien international apporté à certaines des parties responsables des violations contre les civils.

Selon les statistiques de l'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme, le nombre de prisons officielles en Libye avant le début des conflits internes en 2014 s'élevait à 33, supervisées par l'ONU avec plus de 6 500 détenus. Les recherches sur le terrain confirment que ces chiffres sont exacerbés par le chaos et la mise en place de milices belligérantes en Libye dans leurs propres prisons, loin du contrôle légal.