L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme a adressé une lettre au Rapporteur spécial sur le droit à la santé, Dainius Pūras, pour intervenir immédiatement afin de mettre fin à la crise sanitaire dans la bande de Gaza.

 

   La réduction de l'entrée de nombreux équipements médicaux et même de produits alimentaires dans la bande de Gaza par les autorités israéliennes d'occupation constitue une violation grave de la quatrième Convention de Genève   

 

Euro-Med a signalé que les patients et le personnel des services de dialyse dans les hôpitaux de la bande de Gaza étaient dans une situation désastreuse en raison d’une pénurie de lignes de transfusion sanguine pour les enfants, privant 40 enfants de séances d’hémodialyse, qui se tiennent deux à trois fois par semaine.

L’Observatoire Euro-Med a ajouté que la crise chronique du secteur de la santé a privé des centaines d’enfants d’obtenir le bon lait pour leur croissance normale. La crise a également entraîné la suspension du traitement des patients atteints de cancer après l’épuisement de 62% de leurs médicaments spécialisés, qui comprend 35 catégories pour environ 8000 patients faisant l’objet de menaces réelles de mort en raison de l’absence de traitement.

Les centres de soins primaires sont incapables de fournir 68 % des médicaments utilisés pour les maladies chroniques, telles que le  diabète et l’hypertension, ainsi que des vitamines et des suppléments pour les femmes enceintes et le manque de médicaments utilisés pour les maladies psychiatriques et neurologiques et le traitement de l’épilepsie.

Chercheur juridique à l’Euro-Med, Mohamed Emad, dit que la réduction des autorités israéliennes d’occupation pour permettre l’entrée de nombreuses fournitures médicales et même de denrées alimentaires dans la bande de Gaza est une violation grave de la quatrième Convention de Genève et de ses devoirs en tant que puissance occupante. Selon les articles 55 à 56 de la quatrième Convention de Genève sur la puissance occupante, il faut fournir à la population occupée des vivres et des fournitures médicales, qu’Israël n’a pas engagés pendant 13 ans de son blocus de la bande de Gaza.

Le ministère de la Santé de la bande de Gaza a lancé des appels d'urgence au début de l'année pour avertir de l'aggravation de la crise dans le secteur de la santé alors qu'il n'existait aucune solution ou intervention internationale pour limiter la crise et s'employer à fournir des médicaments et du matériel médical nécessaires aux patients hospitalisés dans les hôpitaux de la bande de Gaza

Mohamed Emad, chercheur en droit à Euro-Med, a déclaré que la réduction de l'entrée de nombreux équipements médicaux et même de produits alimentaires dans la bande de Gaza par les autorités israéliennes d'occupation constitue une violation grave de la quatrième Convention de Genève et de ses devoirs en tant que puissance occupante. Selon les articles 55 à 56 de la quatrième Convention de Genève  la Puissance occupante a le devoir d’assurer l’approvisionnement de la population en vivres et en produits médicaux ce qu’Israël n’a pas engagé pendant les 13 ans de blocus continu contre la bande de Gaza.

Emad a averti  contre la mort lente des patients dans la bande de Gaza, car tous les services vitaux qu’ils reçoivent pourraient ne pas être disponibles bientôt, selon les données du ministère de la Santé.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme a appelé les Nations Unies à intervenir immédiatement et de toute urgence pour mettre fin à la catastrophe humanitaire que pourraient subir les patients dans la bande de Gaza. Les habitants de la bande de Gaza ont droit à des soins médicaux, sans être victimes de divergences politiques ni de politiques adoptées par divers partis, notamment par le gouvernement israélien.

 

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