Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme et HUMENA pour les Droits de l’Homme et la participation civile ont déclaré dans une déclaration que la destruction systématique des maisons et des biens des Palestiniens à Jérusalem occupée est approuvée par l'administration américaine, qui a légalisé ces crimes depuis qu’elle a déclaré Jérusalem capitale de l’occupation israélienne où le silence international équivaut à la complicité.

Dans un rapport de suivi des violations des droits de l’Homme à Jérusalem en juillet 2019, Euro-Med et HUMENA ont déclaré que les autorités israéliennes ont intensifié leurs violations arbitraires contre les Palestiniens vivant à Jérusalem occupée. Le mois dernier a été témoin de la plus grande destruction massive en un seul jour depuis 1967, où les autorités israéliennes ont ciblé 11 bâtiments résidentiels (72 appartements) dans un crime équivalant à un nettoyage ethnique.

Le rapport, intitulé "Wadi Al-Homs à Jérusalem face à la purification ethnique israélienne", indique que la destruction des bâtiments palestiniens a entraîné le déplacement de 22 personnes, dont (14) enfants, et privé plus de (70) familles de leurs appartements, la plupart d’entre eux sont encore en construction.

Le rapport ajoute que les autorités israéliennes ont détruit plus de 59 maisons à Jérusalem jusqu’à la mi-2019, alors que 2018 a été témoin de 215 démolitions.

En plus du quartier de Wadi Al-Homs, les forces d’occupation israéliennes ont détruit un parking, un garage, un entrepôt, une station de lavage et cinq magasins le mois dernier.

Euro-Med et HUMENA ont surveillé, dans le cadre des crimes de colonisation et de judaïsation, cinq violations complexes, notamment la saisie d’une maison et l'évacuation forcée d'un bâtiment et sa remise aux colons. De plus, en échange de la démolition des maisons des Palestiniens, les autorités israéliennes d’occupation ont approuvé la création de 216 nouveaux logements dans la colonie de Gilo.

Plusieurs parties, y compris le gouvernement israélien ou les autorités municipales de Jérusalem ou les autorités judiciaires, sont de connivence pour effectuer des démolitions systématiques visant au déplacement forcé des Palestiniens; dans le cadre des efforts de l’occupation pour changer la réalité démographique dans la ville occupée.

La politique systématique suivie par Israël est indifférente aux principes du droit international et des coutumes, reflétant sa poursuite apparente du changement démographique à Jérusalem, et emploie toutes ses armes gouvernementales, politiques et sécuritaires.

D’autre part, les deux organisations ont documenté deux incidents reflétant le mépris de l’occupation israélienne pour l’enfance palestinienne, y compris la convocation de Mohammed Rabi 'Alayyan, 4ans, et Qais Firas Obeid 6 ans sous prétexte de jeter des pierres à leurs forces.

Les forces israéliennes ont blessé sept citoyens, dont un enfant, un journaliste et une personne âgée, au cours de cinq raids, qui comprenaient des tirs et des attaques directes, dans les quartiers de Jérusalem occupée.

Le rapport fait état de 43 raids des forces d’occupation israéliennes dans les villes et les quartiers de Jérusalem occupée, y compris l’arrestation de 102 citoyens, dont 19 enfants, et trois femmes, dont une fille et un journaliste.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme et HUMENA ont appelé la communauté internationale à briser leur silence et à prendre des décisions et des positions pour mettre fin aux crimes d’occupation et aux violations graves des règles du droit international des droits de l'Homme et du droit international humanitaire.

Le rapport prévient que le silence après la démolition de maisons à Wadi al-Homs, qui équivaut à un crime de nettoyage ethnique, encouragerait l’occupation à poursuivre et à intensifier la politique de démolition de maisons et de déplacement de Jérusalémites. La politique de diffusion des notifications se poursuit, notamment avec les rumeurs concernant des projets de destruction de plus de 25 maisons palestiniennes sous prétexte de non-licence.

Le rapport appelle également la communauté internationale à assumer sa responsabilité et à protéger Jérusalem et sa population palestinienne en tant qu’habitants d’une zone occupée, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, et d’assumer envers eux la responsabilité internationale de Jérusalem conformément à la résolution 181 de l’Assemblée générale.

Les deux organisations ont souligné la nécessité de mettre fin à la politique de discrimination raciale entre Palestiniens et Israéliens par des enquêtes, les procédures de poursuite et de procès appelant les organisations internationales concernées par l’enfance à intervenir de toute urgence pour protéger les enfants palestiniens à Jérusalem contre les arrestations, les assignations et les séquestrations domestiques.

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