Genève- L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme et l’IRDG ont exprimé, le 16 septembre 2019, lors de la 42e session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme, leur profonde préoccupation au sujet de l’arrestation et de la disparition forcée de dizaines de Palestiniens sans fondement juridique, par les autorités saoudiennes.

Lors d’une déclaration conjointe, les deux organisations ont déclaré que des dizaines de Palestiniens ont été victimes de disparitions forcées en Arabie saoudite, ce qui est un crime en vertu du Droit International.

Début septembre, Euro-Med a documenté les témoignages de onze familles palestiniennes dont les proches ont été arrêtés ou ont disparu de force ces derniers mois lors de leur séjour ou de leur visite en Arabie saoudite. En fait, ces gens ont été isolés du monde extérieur sans aucune accusation spécifique contre eux. Ils n’ont pas été traduits devant le ministère public, ni autorisés à communiquer avec leurs parents ou leurs avocats.

Les deux organisations ont expliqué qu’il n’y a pas de base juridique pour détenir ces personnes sans informer leurs familles de leurs endroits par les autorités saoudiennes.

Euro-Med et IRDG ont appelé le Conseil des Droits de l’Homme à condamner avec la plus grande fermeté la disparition et l’enlèvement forcés de civils innocents en contribuant aux efforts pour obtenir leur libération, tout en appelant toutes les parties internationales à agir immédiatement pour sauver ces Palestiniens, y compris les personnes âgées, qui ont été victimes de disparitions forcées dans le Royaume, tandis que les autorités exécutives subissent une longue série de violations des droits de l’Homme.

Les deux organisations ont exhorté les Nations Unies à ouvrir une enquête urgente sur la pratique des disparitions forcées et à poursuivre les responsables.

En droit international, le crime de disparition forcée pourrait être valide à moins que l’État ne révèle le sort ou l’endroit de la personne concernée.

Les victimes des disparitions forcées sont des personnes qui ont été forcées à disparaître de la société. Ils sont isolés du monde extérieur lorsqu’ils sont arrêtés de leur domicile ou même de lieux publics par des fonctionnaires de l’État qui nient ou refusent de révéler où ils se trouvent, ce qui est courant dans de nombreux pays du Moyen-Orient.