Genève- Genève- L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a salué la décision du roi Mohammed VI du Maroc de gracier Hajar Raissouni, son fiancé et trois autres qui ont été arrêtés le 31 août, sur le fait d’avoir avorté dans une clinique privée à Rabat.

La décision du roi du Maroc de libérer Raissouni et les autres, est une première étape pour soutenir la liberté d’opinion et d’expression et les droits connexes, a déclaré Euro-Med dans un communiqué de presse.

Le Président d’Euro-Med, Dr. Rami Abdu, a discuté avec le chef du gouvernement marocain, Saad Eddine El-Othmani, au début de ce mois le cas de son arrestation, et l'a informé de l'avis de l'Euro-Med sur les l'affaire et ses implications juridiques.

El-Othmani a informé  Dr. Abdu au cours de la réunion, que la question est entre les mains de la magistrature marocaine et du procureur général, mais il fera un suivi de l’affaire.

Le Ministre de la Justice, Mohamed Benabdelkader a annoncé précédemment dans une conférence de presse, que le Roi Mohammed VI a gracié Raissouni et que l'affaire faisait toujours l'objet d'un suivi judiciaire.

Euro-Med a précédemment exprimé sa vive préoccupation face à la décision d’un tribunal marocain d’arrêter la journaliste Raissouni, et a appelé les autorités marocaines, à l’époque, à libérer immédiatement Rassiouni et à abandonner les charges qui pèsent contre elle.

Euro-Med a conclu qu'il appréciait la décision du roi du Maroc, estimant qu’elle constituait un pas en avant dans la mise en œuvre des droits garantis par la Constitution et la Convention internationale. L’Observatoire a exprimé l'espoir que cette décision soit suivie de décisions similaires visant à préserver les libertés et à donner plus d’espace aux citoyens et aux militants pour exprimer leurs opinions sans porter préjudice à aucun de leurs droits.