Genève - L’Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme a exprimé sa vive préoccupation face à l’escalade de la violence dans plusieurs régions du nord de la Syrie et à l’augmentation des victimes civiles, appelant à l’ouverture immédiate de corridors de sécurité pour les personnes déplacées, et de répondre de toute urgence à leurs besoins fondamentaux.

 

   L’échange de tirs entre les forces syriennes et turques lundi à Idlib est une dangereuse escalade qui pourrait accroître la violence dans la région   

 

Les parties au conflit syrien, les Nations Unies et l’intervention de la communauté internationale sont absolument nécessaires pour arrêter l’escalade militaire à Idlib, dans sa campagne et dans la campagne occidentale d’Alep, afin de sauver la vie des millions de civils.

L’échange de tirs entre les forces syriennes et turques lundi à Idlib, qui a fait un certain nombre de morts des deux côtés, est une dangereuse escalade qui pourrait accroître la violence dans la région, alors que l’escalade continue des forces du régime syrien fait plus de victimes, en particulier parmi les déplacés.

Euro-Med a reçu des informations sur l’assassinat de neuf civils, dont quatre enfants dans le cadre d’une frappe aérienne par les avions de guerre du régime syrien qui ont ciblé un véhicule qui les transportait loin de la campagne occidentale d’Alep, où se trouvent les tensions militaires.

Hier, 14 civils ont été tués par des raids syriens et russes dans des zones du gouvernorat d’Idlib et de sa campagne, dont sept appartenant à une famille tuée dans la ville de Sarmin, dans la campagne orientale d’Idlib.

Idlib, ses campagnes et les régions de la campagne occidentale d’Alep, où plus de trois millions de personnes, dont près de la moitié sont déplacées, vivent une escalade militaire par les forces du régime syrien et la Russie depuis décembre dernier. L’escalade a fait plus de 260 morts parmi les civils, en plus du déplacement de plus de 400 000 autres personnes vers des régions plus sûres dans le Nord, dépourvues des besoins humains les plus minimaux.

Euro-Med a mis en garde contre l’afflux continu de Syriens déplacés vers la frontière turque, appelant à une action internationale urgente pour arrêter les attaques qui équivalent à des crimes de guerre contre des civils.

L’Observatoire a exprimé sa déception devant l’échec continu de la communauté internationale, y compris les Nations Unies, à prendre des mesures pour mettre fin aux violations contre les civils syriens, les laissant sous les bombardements aveugles et les meurtres systématiques et les déplacements.

L’Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme a averti que la poursuite du ciblage de civils et d’objets civils à Idlib et dans ses campagnes constitue une violation grave du Droit International Humanitaire, et peut constituer un crime de guerre selon la quatrième Convention de Genève pour la protection des civils, notant que les parties concernées doivent être tenues responsables.