L'Observateur Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a salué l'autorisation donnée par les autorités saoudiennes à l’activiste Abd al-Rahman Al-Sadhan de téléphoner à ses proches après 23 mois de disparitions forcées pour les informer qu’il est "vivant".

Depuis deux ans, la famille d’Al-Sadhan vit dans la suspicion et la peur du sort de son fils en raison du refus des autorités de révéler toute information à son sujet. Les autorités devraient maintenant permettre à la famille de lui rendre visite et de vérifier son état de santé, et de le libérer immédiatement sans condition.

   Dans l'espoir que la divulgation du sort d’Al-Sadhan reflétera les intentions réelles des autorités de mettre fin à la politique de détention arbitraire et de disparition forcée   

Dans le même contexte, Euro-Med a averti que le sort des dizaines de militants des droits de l’homme et des réformistes devrait être révélé. Ces activistes ont été cachés par les autorités saoudiennes dans des campagnes de sécurité systématiques au cours des trois dernières années. Les autorités devraient clarifier les justifications juridiques de leur détention, et garantir la tenue de procès équitables pour ceux qui sont impliqués dans des délits illégaux.

La disparition forcée est un crime contre l’humanité en vertu du Droit International, où l’État cache des personnes en dehors des procédures juridiques pour pratiquer divers types de violations contre elles, y compris la torture, sans en tenir les auteurs des conséquences juridiques.

La politique de détention arbitraire et de disparition forcée des autorités saoudiennes oblige les Nations Unies à créer des commissions d’enquête spéciales pour examiner les cas de disparition forcée au Royaume-Uni, tenir les auteurs responsables de leurs actes et veiller à ce qu’ils ne restent pas impunis.

 Dans l'espoir que la divulgation du sort d’Al-Sadhan reflétera les intentions réelles des autorités de mettre fin à la politique de détention arbitraire et de disparition forcée, et représente un pas dans la bonne direction vers un engagement réel et le respect du droit à la liberté d’opinion et d’expression.