Geneva- L'Observateur Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme condamne fermement le recours excessif à la violence par la Sécurité grecque contre les migrants et les demandeurs d’asile qui tentent de traverser le territoire grec depuis la Turquie au cours des trois derniers jours.

L’équipe d’Euro-Med travaillant dans la région a reçu des rapports selon lesquels les forces de sécurité grecques ont largement tiré des cartouches de gaz lacrymogène pour intimider des milliers de personnes arrivant de Turquie, en plus des rapports d’utilisation limitée de balles réelles. Dans le même temps, des rapports indiquent que l’armée grecque prévoit d'effectuer des exercices avec des balles réelles lundi à ses frontières avec la Turquie aux points de passage de Kasitinia et Kebbi, où la circulation des personnes et des véhicules est toujours interdite.

Les autorités grecques doivent assumer leurs responsabilités pour sauver la vie des demandeurs d’asile, prévenir le recours à toute forme de violence à leur encontre et respecter le droit international qui interdit le retour obligatoire de toute personne dans un lieu où elle risque réellement d’être persécutée, torture, mauvais traitements ou menace de mort.

Pendant ce temps, l’Union Européenne doit changer ses politiques concernant les demandeurs d’asile, en particulier les Syriens. Les pays européens ne doivent pas se soustraire à leurs obligations légales d’aider les demandeurs d’asile vulnérables malgré le nombre élevé de demandeurs d’asile arrivant sur leur territoire.

Après que les autorités turques aient annoncé que la Turquie cesserait d’arrêter les migrants et les demandeurs d’asile désireux de se rendre en Europe par voie terrestre et maritime suite aux récents événements d’Idlib, Syrie, Euro-Med renouvelle son appel à une coordination immédiate entre les pays de l’Union Européenne et la communauté internationale pour assurer la protection des demandeurs d’asile et des migrants et veiller à ce qu’ils ne soient pas victimes de discrimination, de violence ou d’abus.