Genève – La mère du jeune palestinien, Iyad Al-Hallaq, a déclaré au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, lundi 15 juin 2020, dans une déclaration orale présentée conjointement par Euro-Med, qu’elle craignait l’injustice d’Israël, après que les forces israéliennes ont tué son fils unique dans la ville de Jérusalem le mois dernier en dépit d’être sans défense, avec des besoins spéciaux, et sans poser aucune menace pour les forces.

Rana Al-Hallaq, la mère d'Iyad, a expliqué que même si 13 jours se sont écoulés depuis que son fils a été tué, aucun progrès n’a été réalisé dans l’enquête sur son cas, tandis qu’Israël refuse de publier des images des dernières minutes de son fils avant sa mort, notant qu’il s’agit "une preuve de l’intention claire de cacher cette brutalité et que n’importe qui pourrait être la prochaine victime."

Le message d’Al-Hallaq a été livré dans une déclaration orale de l'Observateur Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme, IRDG et le Conseil de Genève pour les droits et les Libertés lors de la session no 43 du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies tenue à Genève.

Lors de sa déclaration commune, Euro-Med a exprimé sa profonde préoccupation concernant la série d’exécutions extrajudiciaires menées par les forces israéliennes contre des civils palestiniens.

Euro-Med a également souligné qu’en mai dernier seulement, les forces israéliennes ont abattu deux jeunes Palestiniens ayant des besoins spéciaux. Le premier était Mustafa Younis, 27 ans, qui souffrait de problèmes psychologiques, et qui a été abattu le 13 mai 2020, après avoir eu une dispute avec les forces de sécurité israéliennes à l’entrée d’un hôpital dans la ville de Tel-Aviv, et le second était Iyad Al-Hallaq, 32 ans, qui a été tué le 30 mai, alors qu’il se rendait à son école à Jérusalem occupée.

L’Observatoire a indiqué qu’une force de police israélienne a poursuivi Al-Hallaq et malgré la présence de son conseiller scolaire qui a alerté la police que le jeune homme était autiste, et leur a montré une carte pour le prouver, les soldats n’ont pas répondu à ses appels et lui ont tiré dans la jambe, ce qui l’a fait tomber par terre. Plus tard, ils l’ont abattu avec deux balles dans la partie supérieure de son corps.

La déclaration conjointe a souligné qu’Israël n’a ni identifié ni tenu responsables les auteurs d’infractions criminelles, ni imposé des lois strictes pour prévenir des incidents similaires à l’avenir.

 

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