Genève – Des éléments inconnus ont sévèrement battu l’avocat libanais Wasif Al-Haraka en plein jour, après avoir laissé une interview à la radio dans la capitale Beyrouth, a déclaré l’Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme. Tous les civils devraient être protégés, en particulier les militants, et les actes d’intimidation visant à réprimer les libertés devraient également être arrêtés.

Euro-Med a reçu des témoignages selon lesquels quatre personnes à moto ont attaqué avec des objets tranchants, battu et agressé physiquement, Al-Haraka, ce qui lui a causé de graves blessures à la tête et au visage.

Les autorités judiciaires libanaises devraient ouvrir immédiatement une enquête sur l’agression et tenir les auteurs responsables en les traduisant en justice. L’Association du Barreau devrait agir pour assurer la protection nécessaire de ses membres, d’autant plus que l’agression est survenue immédiatement après la libération des militants de la Bekaa qu’Al-Haraka a défendus.

La situation des libertés publiques au Liban est sérieusement préoccupante, comme la répression, la dissimulation, et la propagation des attaques par, ou sous le couvert des partisans des partis.

Les autorités libanaises devraient se concentrer sur la lutte contre la détérioration grave des conditions économiques, sociales et politiques du pays, plutôt que de réprimer et de museler les militants et les manifestants.