L’Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme a salué dans une brève déclaration la décision du Tribunal administratif tunisien de suspendre la détention de 22 migrants dans le centre de Wardiya, géré par le ministère de l’Intérieur, soulignant que tous les migrants illégalement détenus dans le pays devraient également être inclus dans la décision.

Cette décision est le fruit d’un grand effort juridique et c’est l’occasion de commencer une nouvelle ère de traitement des migrants en Tunisie, de régler leur statut juridique et de mettre fin à leur détention, ce qui va à l’encontre des lois nationales et des obligations internationales connexes de la Tunisie.

La détention des migrants dans le centre de Wardiya est illégale car elle est légalement classée comme un centre d’hébergement et d’orientation tandis que le ministère de l’Intérieur l’utilise pour détenir les migrants et les accumuler dans des conditions humanitaires difficiles.

Alors que la Tunisie cherche à préserver et à faire progresser son expérience démocratique après des décennies de dictature, les autorités législatives et exécutives devraient accorder une attention particulière aux migrants et aux demandeurs d’asile, procéder à une évaluation complète de la manière officielle de traiter avec eux, et de mettre fin aux mesures arbitraires qui les privent souvent de leurs droits les plus fondamentaux.

La décision est une étape importante et les autorités compétentes devraient la mettre en œuvre dès que possible, tandis que toutes les formes de détention arbitraire des migrants dans les centres de détention illégale devraient cesser.