« Nous sommes fiers d’apporter un vrai changement et de prendre des mesures concrètes pour rendre justice aux victimes de violations des droits de l’homme dans nos zones d’intervention, en collaboration avec plusieurs organisations du monde entier », a déclaré l’équipe d’Euro-Med.

En raison de décennies de conflits armés et de guerres, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord est considérée comme une plaque tournante pour les violations des droits de l’homme, tandis que la plupart des auteurs jouissent de l’impunité qui permet des violations généralisées et donne le feu vert pour commettre d’autres attaques.

Au cours de la dernière décennie, ces violations ont été sans précédent et souvent sans répit, ce qui a fait perdre confiance aux efforts déployés par les défenseurs des droits de l’homme partout dans le monde. Mais malgré la fréquence croissante des persécutions dans la région MENA et en Europe, nous devrions apprécier la différence que font des centaines de milliers de défenseurs des droits humains dans le monde. Aujourd’hui, la différence que nous faisons est importante, et nous croyons en ce que le professeur Richard Falk, Président du Conseil d’administration d’Euro-Med, a déclaré, « Il est important de poursuivre la lutte malgré les frustrations et les déceptions fondées sur une foi ultime dans le triomphe de la justice. »

1. L’Arabie saoudite

Le 9 juin 2020, les autorités saoudiennes ont enfin permis à la détenue Loujain Alhathloul de communiquer avec sa famille depuis la prison après plus de trois semaines de prévention. Les autorités saoudiennes ont été priées de permettre à Alhathloul d’exercer son droit de communiquer avec sa famille et de permettre à la famille de vérifier sa santé. En mars dernier, la députée française Virginie Duby-Muller a interrogé la ministre d’État française en charge de l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, sur les droits des femmes en Arabie saoudite, y compris les prisonniers d’opinion saoudiens.

2. Israël

Début juin, une enquête officielle de la Commission européenne a été menée au Parlement européen sur l’achat de drones par l’UE auprès de deux entreprises israéliennes pour surveiller les demandeurs d’asile. Ces entreprises fournissent des services qui sont utilisés pour violer les droits des civils palestiniens. Le député européen a travaillé pendant plusieurs jours pour interroger la Commission européenne et a reçu un rapport détaillé sur l’accord.

(Rapport complet)

3. Le Maroc

La décision de libérer le violeur suspect d’une enfant de six ans nommée Ikram a été annulée après que le juge de la Cour d’appel d’Agadir a décidé de continuer à détenir le suspect le 10 juin, malgré le témoignage du père de la victime en faveur du suspect. Les autorités marocaines ont été appelées à mettre en œuvre des conventions internationales dans le domaine de la protection de l’enfance à la lumière des attaques croissantes contre les enfants et à augmenter les peines pour les auteurs de ces crimes afin d’assurer la protection juridique des enfants et de la société.

(Communiqué de presse)

4. Le Liban

Le 4 juin, le ministère libanais du Travail a déplacé 35 travailleurs éthiopiens dans un hôtel après que des familles libanaises les ont expulsés et jetés sur la route du consulat, les laissant face à un sort inconnu car ils sont bloqués en raison de la fermeture d’aéroports en raison du COVID19. La question des travailleurs éthiopiens a été soulevée auprès des autorités libanaises afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour protéger leurs droits et les mettre à l’abri dans un endroit approprié. Euro-Med a appelé le gouvernement libanais à s’engager à inclure les travailleurs domestiques dans son droit du travail et à enquêter sur les violations de leurs droits.

(Communiqué de presse)

5. La Croatie

Le 18 juin, les autorités croates ont tenu deux policiers responsables de leur agression contre un demandeur d’asile afghan. La brutalité croissante et la force excessive de la police croate contre les demandeurs d’asile sont inquiétantes et les autorités croates devraient prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ces attaques et tenir les auteurs responsables. Le gouvernement croate devrait mettre fin immédiatement à toutes les pratiques illégales et discriminatoires à l’encontre des demandeurs d’asile et ouvrir une enquête indépendante sur ces violations, et l’Union européenne devrait prendre toutes les mesures disciplinaires nécessaires contre la Croatie et enquêter sur la violation flagrante des lois et principes de la police croate.

(Communiqué de presse)

6. La Libye

Le 22 juin, les Nations Unies (ONU) ont créé une commission d’enquête sur les violations commises par les parties au conflit en Libye, ce qui constitue une étape vers la responsabilisation et la justice pour les victimes de violations. Au cours des derniers mois, la communauté internationale a subi des pressions pour ouvrir une enquête urgente et immédiate sur les violations commises en Libye, tenir les responsables et poursuivre les responsables et garantir la responsabilité et l’indemnisation des victimes.