Les gouvernements qui se sont succédé au Liban se sont extirpés de la crise économique et politique qui a conduit le pays à se détériorer davantage. Entre-temps, les violations des droits de l’homme ont exacerbé la crise dans le pays, a affirmé l’Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme.

Le rapport couvre une série de crises dans le pays : la crise de l’électricité et de l’économie, la crise de l’hôpital universitaire américain (AUH), la crise du dollar et de l’argent, et la calamité de l’explosion de Beyrouth.

Les conditions humanitaires et de vie du peuple libanais sont cependant la principale raison qui a déclenché les manifestations publiques en cours à partir du 17 octobre 2019. 

   Le rapport couvre une série de crises dans le pays : la crise de l’électricité et de l’économie, la crise de l’hôpital universitaire américain (AUH), la crise du dollar et de l’argent, et la calamité de l’explosion de Beyrouth.    

Dans son rapport, Euro-Med couvre les différentes violations commises par les partis libanais pour mettre fin à ces manifestations. De plus, le rapport comprend des déclarations et une explication des violations commises d’un point de vue juridique.

À l’aide de chiffres et de statistiques, le rapport présente divers sujets, notamment les problèmes humanitaires et les conditions de vie, l’évolution des manifestations publiques et les témoignages oculaires de militants qui ont été agressés, y compris les violations commises contre eux.

Selon les rapports médico-légaux, des blessures et des agressions ont été enregistrées parmi les manifestants. En outre, le rapport traite de la crise du travail étranger, en particulier les réfugiés syriens et palestiniens. 

À la lumière des violations dont le pays est témoin et de l’inaction des autorités pour freiner les attaques contre la liberté de la presse, le rapport souligne les violations commises contre les journalistes et la presse, en plus de la liberté d’opinion et d’expression.

Le rapport note que les médias libanais sont à la fois extrêmement politisés et polarisés parce que toutes les stations de télévision et de radiodiffusion fonctionnent comme des outils promotionnels pour certains partis politiques ou même des hommes d’affaires.

La Chambre des députés libanaise active le Conseil national des médias, où les médias deviennent la référence la plus importante, à la lumière du refus d’annuler la censure des publications étrangères par la Sécurité générale.

Le pouvoir judiciaire fonctionne comme un outil juridique qui s’en prend aux médias et aux journalistes qui surveillent de puissantes personnalités religieuses et politiques. Cependant, les éléments de sécurité ont changé leur façon de traiter avec les journalistes en utilisant des agressions directes depuis le début des manifestations publiques au Liban.

Le Liban faisait partie de quelques pays arabes qui reconnaissaient et respectaient les droits des journalistes. Cependant, il viole désormais les droits de la presse et des journalistes. En outre, l’État libanais tente d’imposer le capitalisme et des quotas sur ce qui reste du secteur des médias, qui n’appartient à aucun parti politique.  Selon le Syndicat de la presse libanaise, plus de 80 violations ont été commises contre les journalistes et la presse lors de manifestations publiques. À la lumière de ces violations, les autorités libanaises mènent une guerre contre quiconque met en lumière la corruption dans l’État.

Le rapport attire l’attention sur la perspective juridique concernant toutes les différentes violations commises par les forces de sécurité libanaises à l’encontre des journalistes, de la presse et des manifestants pacifiques, y compris les violations du droit à la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de la presse et la liberté de réunion pacifique. En outre, il couvre les détentions illégales et préventives, et la diffamation.  

Les autorités libanaises doivent reconnaître la liberté d’opinion et d’expression garantie par la Déclaration internationale des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la constitution libanaise.

De même, les banques libanaises doivent respecter la législation bancaire et les dispositions de la loi libanaise qui assurent la protection des déposants. 

Les autorités doivent cesser de détenir des manifestants simplement parce qu’ils expriment leurs opinions sur les plateformes des réseaux sociaux, car c’est un droit garanti; les autorités doivent également cesser de violer la vie privée des gens en fouillant dans leurs propres téléphones portables et comptes sur les réseaux sociaux, a exhorté le Bureau de la criminalité de l’information.

Euro-Med appelle les autorités libanaises à ce que toutes les forces de sécurité, qui utilisent des pouvoirs excessifs contre les manifestants non armés, soient tenues responsables et à ouvrir rapidement des enquêtes sur ces violations. 

Les autorités doivent introduire des réformes radicales dans tous les secteurs du pays, mettre fin à l’empiètement sur les ressources et les fonds publics et tenir tous les auteurs criminellement responsables.

L’électricité étant considérée comme un élément fondamental dans les aspects économiques, sociaux, éducatifs et sanitaires de la vie libanaise et un droit fondamental dont toute personne doit jouir, les autorités libanaises doivent trouver une solution radicale à la crise de l’électricité, parce que les solutions alternatives sont trop coûteuses pour le peuple libanais.

Euro-Med appelle les Nations Unies (ONU) à intervenir d’urgence dans la crise libanaise, en particulier après l’explosion de Beyrouth, et à fournir immédiatement une assistance aux personnes touchées. 

Les autorités libanaises doivent élaborer un plan complet et réalisable pour mettre fin à la crise en cours dans le pays. Un tel plan englobe les solutions nécessaires à la crise économique, et plus important encore, la nourriture et les approvisionnements de base, et empêche la croissance du taux de pauvreté abjecte dans le pays.

Euro-Med appelle le Parlement du Liban à mettre fin aux clauses de pénalité, liées aux éloges et aux calomnies dans le droit pénal.