Dans une déclaration orale devant le Conseil des Droits de l'Homme des Nations unies, l'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme, a exprimé ses préoccupations concernant les violations flagrantes commises contre les migrants éthiopiens en Arabie saoudite.

Dans une déclaration commune avec l'Institution Internationale pour les Droits et le Développement (IIRD) lors de la 45ème session du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, Euro-Med a déclaré que des grottes situées dans des zones reculées de la capitale saoudienne, Riyad, sont devenues un refuge pour les migrants éthiopiens fuyant la déportation. Pendant ce temps, les autorités saoudiennes ne tiennent pas compte des appels l'exhortant à mettre fin aux expulsions lors de l'épidémie de coronavirus.

Selon un rapport d’ImpACT International, les migrants éthiopiens qui ont été expulsés de force du nord du Yémen vers l'Arabie saoudite ont été accueillis par des tirs réels des gardes-frontières saoudiens. Certains d'entre eux ont été arbitrairement détenus dans des installations insalubres et abusives sans que leur détention ou leur éventuelle expulsion vers l'Éthiopie ne soit légalement contestée. Cela les oblige à chercher refuge dans les montagnes et les grottes, fuyant des circonstances compliquées.

La déclaration a attiré l'attention sur le fait que les autorités saoudiennes accumulent les migrants détenus dans les centres de détention en nombre supérieur à la capacité de ces centres. Les autorités détiennent environ 16.000 migrants dans un seul centre, soumis à des coups, à la sous-alimentation et à des traitements inhumains. Ces conditions de vie insupportables ont conduit certains d'entre eux au suicide.

Dans leurs déclarations, les deux organisations ont appelé le gouvernement saoudien à mettre immédiatement un terme à ces pénibles violations contre les travailleurs migrants et les migrants éthiopiens en particulier, et à permettre une enquête indépendante et transparente sur ces incidents afin que les auteurs de ces actes soient tenus pour responsables.