Nous sommes fiers d'apporter un réel changement par des mesures concrètes visant à rendre justice aux victimes de violations des droits de l'homme, en collaboration avec d'autres organisations dans le monde. Après des décennies de conflits armés et de guerres, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord sont devenus une plaque tournante pour les violations des droits de l'homme, la plupart des auteurs de ces actes jouissant de l'impunité. Les populations ont perdu confiance en la capacité des défenseurs des droits de l'homme à les aider. Néanmoins, des centaines de milliers de ces courageux défenseurs des droits de l'homme sont à l'origine de changements. Selon le professeur Richard Falk, président du conseil d'administration d'Euro-Med Monitor : "Il est important de poursuivre la lutte malgré les frustrations et les déceptions, en se basant sur une foi ultime dans le triomphe de la justice". Voici quelques-unes de nos réalisations :

Yémen

En septembre, le gouvernement yéménite et les Houthis, les principales parties au conflit au Yémen, sont parvenus à un accord sur l'échange de plus de 1 000 prisonniers. Le 15 octobre, sous la supervision des Nations unies (ONU) et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les deux parties ont mis en œuvre la première phase, qui comprenait plus de 1 000 prisonniers yéménites, 15 Saoudiens et quatre Soudanais.

La mise en œuvre de l'accord d'échange entre les parties au conflit au Yémen est une occasion en or de mettre un terme à la question des prisonniers et des disparitions forcées et constitue une étape positive vers la recherche d'une solution politique que les Yéménites attendent depuis cinq ans.

Euro-Med Monitor a lancé des dizaines de campagnes de lobbying et de plaidoyer, y compris des rapports, des communiqués de presse et des communications ciblant les décideurs yéménites, les fonctionnaires des Nations unies et d'autres organisations internationales, pour demander la libération des prisonniers et des personnes disparues au Yémen.

Tout au long des années du conflit, Euro-Med Monitor a documenté des dizaines de cas de personnes qui ont été victimes de disparition forcée et arrêtées par le gouvernement yéménite et les Houthis. Des plaintes concernant des personnes disparues ont également été déposées auprès des procédures spéciales des Nations unies.

 

Rapport sur les violations dans la prison de Hanish au Yémen

Communiqué de presse sur le sort de Khaleda Al-Asbahi

 

Libye

Le 23 octobre, les parties au conflit en Libye ont signé un accord de cessez-le-feu au siège des Nations unies à Genève. Cet accord pourrait mettre fin à des années de guerre et d'instabilité, permettre aux Libyens de vivre en paix et leur assurer un avenir démocratique, en garantissant tous leurs droits sans violence.

Comme d'autres organisations, Euro-Med Monitor s'est efforcé, depuis le début du conflit, d'inciter les décideurs, les responsables des Nations unies et la communauté internationale à s'employer sérieusement à mettre un terme au conflit entre les parties concernées.

Lors de sa participation à la 45e session du CDH, Euro-Med Monitor a appelé les entités concernées des Nations unies, y compris le Conseil de sécurité, à adopter l'accord et à suivre sa mise en œuvre, et à demander des comptes à quiconque le violerait, que ce soit les parties libyennes ou leurs alliés étrangers.


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Allemagne

Après l'incendie du camp de Moria en septembre dernier, les autorités allemandes ont déclaré leur intention d'accueillir 1 553 demandeurs d'asile en provenance des îles grecques. Le 29 octobre, elles ont reçu 66 migrants qui forment un total de 14 familles.

En partenariat avec d'autres organisations de défense des droits de l'homme, Euro-Med Monitor s'est adressé à l'Union européenne après l'horrible incendie du camp de Moria et lui a demandé de faire la lumière sur les conditions difficiles dans les camps de réfugiés, notamment en Grèce, d'améliorer les conditions des demandeurs d'asile, en particulier ceux qui vivent dans des camps surpeuplés, d'accueillir davantage de demandeurs d'asile et de répartir la charge entre les États membres de l'UE.

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Italie

Le 18 octobre, les autorités italiennes ont mis fin à la détention des migrants infectés par le Covid-19 et détenus sur des bateaux de quarantaine. La détention des migrants sur ces navires a aggravé la détérioration de la santé physique et mentale des migrants et des demandeurs d'asile secourus en mer.

Le 16 octobre, Euro-Med Monitor s'est adressé aux autorités italiennes pour mettre fin à la détention des migrants infectés par le Coronavirus et détenus sur des bateaux de quarantaine, leur demandant de mettre fin aux pratiques illégales qui violent les droits fondamentaux des personnes secourues en mer, et de placer les migrants qui ont été testés positifs pour le Coronavirus dans des installations appropriées qui garantissent leur sécurité et leur dignité.

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Le 21 octobre, le président italien Sergio Mattarella a approuvé des amendements partiels aux décrets de sécurité présentés par l'ancien ministre de l'intérieur, Matteo Salvini, concernant la gestion des affaires de migration et le travail de recherche et de sauvetage en mer. Les amendements comprenaient certaines améliorations qui rendraient le système d'asile du pays plus humain.

Dans le cadre de campagnes de lobbying et de plaidoyer qui se sont étalées sur plusieurs années, Euro-Med Monitor a travaillé avec des organisations partenaires internationales pour faire pression sur les gouvernements de l'Union européenne, dont l'Italie, afin qu'ils absorbent davantage de demandeurs d'asile et répartissent la charge entre eux. Le 11 octobre, Euro-Med Monitor s'est également adressé aux autorités italiennes pour qu'elles procèdent à des réformes globales et courageuses du système d'asile et de migration et ne se contentent pas de mener des réformes partielles qui n'apporteraient qu'une amélioration limitée à la difficile réalité des migrants et des demandeurs d'asile.

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L'Europe 

Le 28 octobre, des membres du Parlement européen ont demandé que l'Agence européenne des frontières et des garde-côtes (Frontex) soit tenue responsable de l'achat de drones pour surveiller les demandeurs d'asile en mer, et qu'elle se soustraie à ses responsabilités envers les personnes en détresse. Le 6 mai de cette année, Euro-Med Monitor s'est adressé aux membres du Parlement européen et de l'Union européenne, leur demandant d'imposer à Frontex davantage de mesures de transparence et de responsabilité, notamment la création d'un comité de surveillance indépendant chargé d'enquêter sur toute violation et d'empêcher que d'autres violations ne soient commises à l'avenir. Les lettres d'Euro-Med Monitor comprenaient un avertissement contre les graves violations résultant de l'utilisation de drones pour intercepter des demandeurs d'asile.

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