Bref communiqué de presse :

Les services de sécurité jordaniens viennent de dissimuler un sit-in conjoint d'enseignants et de politiciens qui s'est déroulé devant le siège du parlement dans la capitale, Amman. Les forces de sécurité ont confirmé avoir arrêté un grand nombre de participants, dont le chef adjoint du syndicat des enseignants, Nasser Al-Nawasrah, et le secrétaire général adjoint du Parti du partenariat et du sauvetage, Salem Al-Falahat, avant de les relâcher plus tard.

Dimanche dernier, le 3 janvier, l'équipe d'Euro-Med sur le terrain a déclaré que la sécurité jordanienne avait empêché les enseignants de se rassembler pour protester contre une décision de les mettre à la retraite ou de les suspendre par la force. Cela reflète une politique systématique visant à cibler le mouvement des enseignants et à réprimer toute protestation pacifique d'une manière qui viole les obligations nationales et internationales du Royaume.

Les enseignants devraient avoir le droit de se réunir pacifiquement et de protester contre la décision du gouvernement de les mettre à la retraite ou de les suspendre pour avoir participé à des activités syndicales antérieures. Le gouvernement jordanien devrait cesser de restreindre les droits et libertés, et surtout le droit de réunion et d'expression pacifique, et permettre à tous les citoyens d'exprimer leurs opinions sans restrictions ni harcèlement.

Euro-Med Monitor renouvelle sa condamnation des mesures arbitraires prises par le gouvernement jordanien contre le syndicat des enseignants pour défendre les droits des enseignants.

Le gouvernement jordanien a fermé le syndicat, arrêté les membres de son conseil d'administration (et les a libérés par la suite), forcé un certain nombre d'entre eux à prendre leur retraite ou à risquer une suspension, et formé un comité gouvernemental pour gérer les affaires du syndicat.

Le gouvernement jordanien devrait cesser de prendre des mesures punitives à l'encontre des enseignants et des militants syndicaux et cesser d'utiliser la loi de manière arbitraire pour poursuivre et restreindre le travail du syndicat. Les autorités doivent respecter les lois locales et internationales qui garantissent à tous les individus et entités le droit à la liberté d'opinion, d'expression et de réunion pacifique.