Geneve - Des milliers de travailleurs migrants ont quitté les Émirats arabes unis après avoir perdu leur emploi, en raison des mesures discriminatoires dont ils ont fait l'objet pendant la crise économique causée par la pandémie de coronavirus, compte tenu de l'absence de mesures de soutien appropriées de la part du gouvernement, ont déclaré l'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme et l'IRDG dans un discours conjoint lors de la 46e session du Conseil des droits de l'homme.

Les travailleurs migrants, qui représentent environ 90% de la main-d'œuvre totale du pays, souffrent de pratiques discriminatoires dans le domaine des soins de santé et de lois du travail arbitraires, depuis le début de la pandémie.

Prononcé par Thomas William, chercheur à Euro-Med Monitor, le discours indique que si l'État fournit à ses citoyens des services de santé de haut niveau pour les protéger du virus, les travailleurs migrants peinent à obtenir des soins médicaux de qualité. Cela est dû aux nombreuses restrictions imposées par le gouvernement à leur égard et aux coûts exorbitants qu'ils doivent payer pour les services dont les citoyens bénéficient gratuitement.

Le discours ajoute qu'en mars 2020, le gouvernement a autorisé les entreprises privées à modifier les contrats des travailleurs migrants, leur permettant d'imposer des congés sans solde et des réductions de salaire permanentes ou temporaires. Ainsi, ces entreprises peuvent réduire le nombre de travailleurs expatriés et réduire de façon permanente leurs salaires, tandis que les travailleurs émiratis bénéficient d'une protection juridique et reçoivent leur salaire intégral.

Les deux organisations ont appelé le gouvernement des Émirats arabes unis à assumer les responsabilités qui lui incombent en vertu de la Déclaration de Durban et à garantir l'égalité d'accès à la protection médicale et aux soins de santé appropriés aux citoyens comme aux étrangers, ainsi qu'à mettre fin aux lois et procédures discriminatoires à l'encontre des travailleurs migrants.