Genève - Les agences compétentes des Nations Unies devraient soutenir les initiatives juridiques courageuses annoncées par les Pays-Bas et le Canada pour tenir le régime syrien responsable de ses horribles violations contre ses citoyens, ont déclaré l'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme et Geo Expertise dans une déclaration orale conjointe lors de la 46ème session du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies.

   En plus des conflits armés et de la pauvreté, la région subit des violations à grande échelle, notamment à l'encontre des femmes, des enfants et d'autres groupes vulnérables   

Michela Pugliese, chercheur juridique à Euro-Med Monitor

L'escalade des violations des droits de l'homme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord exige une assistance technique accrue de la part des agences compétentes des Nations Unies afin d'aider les pays de la région à respecter leurs obligations en matière de droits de l'homme, à renforcer et à établir des mécanismes de rapport et de suivi, ont déclaré les deux organisations lors du débat général au point 10 de l'ordre du jour.

Le discours prononcé par Michela Pugliese, chercheuse juridique d'Euro-Med Monitor, indique qu'en plus des conflits armés et de la pauvreté, la région subit des violations à grande échelle, notamment à l'encontre des femmes, des enfants et d'autres groupes vulnérables. Les gouvernements n'ont pas réussi à faire face à ces violations pour des raisons politiques et matérielles telles que le manque de capacités et de cadres humains spécialisés.

Le discours a souligné la nécessité de soutenir les organisations indépendantes qui travaillent à documenter, détecter et combattre les violations dans la région et d'assurer la continuité de leur important travail en coopérant et en formant des partenariats à long terme avec elles.

Les deux organisations ont souligné l'importance de mettre en œuvre des programmes de renforcement des capacités pour les cadres de ces organisations et de leur fournir le soutien technique nécessaire pour assurer la poursuite de leur travail et leur permettre de documenter les violations de manière exhaustive.

L'intensification du soutien de l'ONU aux efforts de lutte contre les violations aura un rôle décisif dans le développement de mécanismes de suivi de ces violations et l'accélération du rythme de leur réduction, a conclu le discours.