Euro-Med Monitor suit avec une vive inquiétude la prise d'assaut de la mosquée Al-Aqsa par les forces israéliennes, agressant les fidèles musulmans par divers moyens de violence, et appelle à un arrêt immédiat de l'escalade des violations israéliennes à Jérusalem-Est.

 

Depuis plus d'une semaine, les forces israéliennes ont mené des attaques systématiques contre les Palestiniens de Jérusalem-Est, en particulier dans le quartier de "Sheikh Jarrah", menacé d'expulsion. Des centaines de Palestiniens ont été blessés par des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes et sauvagement battus par les forces israéliennes, tandis que des dizaines d'autres ont été arrêtés.

 

Lundi à l'aube, les forces israéliennes ont intensifié leurs attaques à Jérusalem, ont pris d'assaut massivement les parvis de la mosquée Al-Aqsa (Troisième lieu sacré pour les musulmans dans le monde), ont enfermé des centaines de fidèles à l'intérieur de la mosquée et les ont arrosés de gaz et de bombes sonores, faisant des centaines de blessés.

En outre, le personnel d'Euro-Med Monitor a documenté l'enlèvement d'un certain nombre de blessés par les forces israéliennes au cours de leur transport de l'intérieur de la mosquée Al-Aqsa vers les hôpitaux voisins pour y recevoir les soins nécessaires. De plus, un secouriste a été sévèrement battu dans les cours de la mosquée.

 

 

Selon Euro-Med Monitor, l'escalade des attaques d'Israël à Jérusalem fait partie d'une politique à long terme visant à modifier le statu quo dans la ville, à déplacer la population palestinienne, à installer des colons israéliens et à engloutir davantage les propriétés de la ville au profit du projet de colonies illégales.

 

Le Conseil de sécurité est appelé, lors de sa réunion d'aujourd'hui tenue sur la situation à Jérusalem, à adopter une position décisive qui protège le droit des musulmans à la liberté de culte, à condamner les violentes attaques israéliennes contre les Palestiniens et à affirmer la nécessité de forcer Israël à préserver le statu quo de Jérusalem et à ne pas porter atteinte au statut religieux des lieux saints de la ville.