La situation humanitaire dans la bande de Gaza continue de se détériorer avec la poursuite de l'offensive militaire israélienne, qui atteint son huitième jour, a déclaré aujourd'hui l'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme dans un communiqué, avertissant que les secteurs des services de base pourraient s'effondrer si les attaques persistent.

Les bombardements intenses menés par les forces israéliennes ont causé la destruction de centaines de maisons et d'installations de services, et ont fortement affecté les services d'électricité, d'eau et d'assainissement dans de nombreuses zones de Gaza. Cela menace la ville et ses citoyens de graves répercussions sur la santé et l'environnement.

Les bombardements constants ont affecté de grandes parties du réseau électrique, notamment la suspension de plusieurs lignes d'alimentation principales tandis que d'autres parties ont été irrémédiablement endommagées.

Le point de passage de Karem Shalom, seule voie désignée pour l'entrée du carburant, ayant été fermé au début de l'attaque, l'unique centrale électrique de Gaza est sur le point de cesser de fonctionner.

L'arrêt de la centrale électrique et la perturbation des lignes d'approvisionnement exacerberaient la crise actuelle et auraient un impact sérieux sur les services de base dans la bande de Gaza, et affecteraient l'accès des citoyens à l'eau et aux services d'assainissement.

De nombreux quartiers de Gaza subissent des interruptions de leur approvisionnement en eau depuis des jours, notamment depuis que les bombardements ont détruit de nombreuses conduites d'eau et d'égout.

L'armée israélienne a procédé à une destruction à grande échelle de plus de 70 routes qui s'étendent sur plusieurs kilomètres, jusqu'à présent, afin de bloquer la circulation entre de nombreux quartiers. Les bombardements se sont concentrés sur les voies menant au complexe médical d'Al-Shifa, première installation médicale de Gaza, afin d'entraver la circulation de l'aide.

Environ 40 000 personnes sont déplacées à l'intérieur de la bande de Gaza à cause des bombardements et souffrent de conditions difficiles dans les centres d'hébergement des écoles de l'UNRWA dans les gouvernorats de Gaza Nord, de la ville de Gaza, du gouvernorat central et du gouvernorat de Rafah. Ces personnes déplacées n'ont reçu qu'une aide initiale de la part d'initiatives locales qui ne répondait pas à leurs besoins minimums.

En outre, les conditions inadéquates dans lesquelles ils vivent en raison du manque d'eau et de services de santé augmentent le risque de transmission du coronavirus, qui sévit dans la bande de Gaza.

En raison du manque de sécurité, de grandes quantités de déchets se sont accumulées dans la bande de Gaza. Leur transport vers la décharge centrale de l'est de Gaza est plus dangereux car elle est adjacente aux frontières.

Des centaines de fermes de volailles sont également confrontées à des difficultés d'approvisionnement en nourriture et en eau avec l'état de fermeture, ainsi qu'à un accès difficile à certaines de ces fermes.

Les bombardements continus ont entraîné un bouleversement presque total de la vie et de la production. Cela aura de graves répercussions, en particulier pour les groupes vulnérables qui dépendent des emplois rémunérés quotidiennement.

L'attaque militaire israélienne sur Gaza doit immédiatement cesser car celle-ci viole le droit humanitaire international.

Les organismes internationaux compétents doivent assurer une ligne d'approvisionnement rapide pour répondre aux besoins urgents de traitement des blessés et d'assistance à tous les groupes déplacés et affectés.

La communauté internationale et tous les intervenants doivent assumer leurs responsabilités pour assurer la protection totale des établissements de santé et du personnel médical et exercer des pressions sur Israël pour mettre fin à ses violentes attaques contre Gaza.