Entre le 8 Juillet et le 26 Août 2014, les forces israéliennes ont mené environ 60,664 raids par voies aérienne, terrestre et maritime contre la bande de Gaza. Un nouveau rapport publié par Euro-Mid documente des attaques aveugles effectuées par les forces israéliennes qui ont ciblé des zones densément peuplées sans prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils, y compris les enfants et les personnes handicapées.

Le rapport reprend des déclarations de médecins dénonçant l’utilisation par Israël d’«armes non conventionnelles» (des bombes à clous et des armes DIME), conçues pour causer le maximum de dégâts et dont l’utilisation dans les zones densément peuplées est interdite légalement et moralement.

Selon le droit international, les attaques sont dites « indiscriminées » ou « aveugles » lorsqu’elles ne sont pas dirigées contre un objectif militaire spécifique, lorsque des mesures ne sont pas prises pour limiter leurs effets, ou lorsqu’elles sont menées sans discernement contre des combattants et des civils. Sur la base de cette définition, le rapport de Euro-Mid constate qu’Israël a mené de nombreuses attaques aveugles à Gaza au cours de l’assaut durant Juillet et Août.

L’enquête démontre également que les supposés “avertissements” donnés parles autorités israéliennes par téléphone ou par la technique des explosions à blancétaient insuffisantes pour offrir une réelle protection: les attaques ont frappé les cibles en moins de deux minutes et, dans certains cas, en mois d’une minute après l’émission des avertissements, ne donnant pas suffisamment de temps aux civils et, en particulier aux personnes handicapées pour fuir. De plus, les forces israéliennes ont retardé longuement l’arrivée des secours auprès des blessés.

Le rapport d’Euro-Mid conclut que les forces armées israéliennes ont délibérément ciblé des civils en masse, alors qu’elles savaient (ou auraient dû savoir) déjà que leurs attaques pouvaient causer un grand nombre de victimes.

Aussi, l’une de nos recommandations consiste à demander l’ouverture d’une enquête approfondie conduite par les Nations Unies sous l’égide du Conseil de Sécurité, ou, en cas de veto protégeant, comme à l’accoutumé, Israël de toute sanction, l’Assemblée Générale. En outre, nous appelons tous les Etats parties aux Conventions de Genève à faire respecter leurs dispositions par leur système juridique interne.

La reconstruction est nécessaire pour que la vie à Gaza reprenne. Néanmoins, en l’absence de sanction contre les responsables des crimes commis, ce sera une vie sans dignité et sans espoir qui reprendra.