Dès le début des soulèvements en Syrie en 2011, les forces du régime syrien, pro-gouvernementales et milices étrangères, ont largement fait usage d’une pratique consistant à brûler vives des personnes ou à brûler leur corps après les avoir exécutées. Cette pratique s’est poursuivie en 2012 et les années suivantes.

Cette pratique utilisée par le régime syrien a peu ou pas du tout été couverte médiatiquement. Les autorités syriennes nient son usage, même si de tels crimes ont été repris et publiés sur différents sites pro-gouvernementaux. Ces crimes n’ont pas été enregistrés par les forces du régime mais par les familles des victimes elles-mêmes et/ou des défenseurs des droits de l’homme locaux, utilisant des moyens de communication modestes.

Sur la base de témoignages, notamment des témoignages de familles de victimes, et des enregistrements vidéos, le Réseau syrien pour les Droits de l’Homme, en collaboration avec l’Observatoire Euro-Mid pour les Droits de l’Homme, a pu enquêter sur les nombreux cas et documenter ces crimes, obtenant des résultats sans appel.

L’exécution du pilote jordanien, Moaz al-Kasasbeh, qui a été brûlé vif, par les groupes armés de l’Etat islamique, le 3 janvier 2015, a donné un visage à ce crime horrible, internationalement condamné. Malheureusement, aucune attention n’a été accordée aux cas des dizaines de citoyens syriens qui ont été brûlés vifs ou dont les corps ont été brûlés par les forces du régime syrien et les milices pro-gouvernementales.

Ce rapport entend exposer les cas de victimes syriennes brûlées vives ou celles dont le corps a été brûlé pour dénoncer les coupables et mettre fin à l’impunité des forces gouvernementales et pro- gouvernementales syriennes.

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