Les jeunes de la bande de Gaza s’unissent pour dire « nous ne sommes pas des numéros», à travers l'art et l’écriture en particulier, à l’occasion d’une campagne qui sera lancée le 8 juillet, premier anniversaire de l'assaut militaire israélien, l'opération Bordure Protectrice.

"Gaza est généralement résumée à des chiffres: 1,8 million de personnes, plus de 2.000 personnes tuées en seulement 50 jours, plus de 11 000 blessés, plus de 100 000 sans-abri», note Pam Bailey, conseillère spéciale du président de l’Observatoire Euro-Méditerranéen pour les Droits de l’Homme, Euro-Med.

"Or les chiffres masquent l'humanité des individus, leurs histoires, leurs talents, leurs rêves." Sous le parrainage d'Euro-Med, un projet appelé « Nous ne sommes pas des chiffres » a été constitué en janvier pour aider les jeunes de Gaza à atteindre, avec leurs propres mots et leurs histoires, des publics occidentaux. Ce projet cible des écrivains anglophones en herbe, de 18 à 29 ans - une large partie de la population, souvent négligée, qui est aussi la partie la plus durement touchée par le chômage et le désespoir. 21% de la population de Gaza est comprise entre 15 et 24ans, et on estime que 60 % d’entre eux sont sans emploi.

Beaucoup sont diplômés en littérature anglaise, poussés par l'espoir qu'ils obtiennent un emploi mieux rémunéré dans une ONG internationale. Quand ils sortent de l'université, cependant, aucune opportunité correspondant à leurs compétences et leurs rêves ne s’offre à eux.

«L'année dernière, j’ai perdu mon frère aîné, Ayman, dans la guerre», dit Ahmed Alnaouq, 20 ans, coordinateur du projet We Are Not Numbers. «Je me sentais perdu, inutile, sans espoir ou même désir de vivre. En plus d'être la personne que j’aimais le plus dans la vie, Ayman était le principal soutien de notre famille. Mon père est handicapé ; et je n’arrive pas à trouver un emploi pour remplacer le revenu d’Ayman. "

Les écrivains - maintenant au nombre de 30 environ - sont associés avec des enseignants et des auteurs qui les coachent pour à la fois améliorer leur anglais et perfectionner leurs talents de conteur. Leurs histoires, qui mettent l'accent sur les réalités, bonnes ou mauvaises, de la vie dans la bande de Gaza, sont publiées sur wearenotnumbers.org ainsi que sur d’autres sites et blogs.

Cet été, au plus fort du Ramadan, les jeunes qui ont perdu ceux qu’ils aimaient, leurs maisons, leurs bourses ou autres se réapproprient à la fois leur vie, leurs vacances et leur récit, qui leur ont été détruits l'année dernière par la guerre. Chaque jour, du 8 Juillet jusqu'au 26 août, les écrivains, avec le concours d’artistes locaux, partageront, sur le site du projet, leurs pensées et leurs sentiments sur la vie à Gaza, "un an après."

L'un des thèmes sera «Ceci est aussi Gaza", un thème reflétant leur frustration de voir Gaza toujours définie dans les médias occidentaux en des termes politiques et de guerre.

Une campagne de collecte de fonds lancée simultanément avec la campagne va générer des fonds pour l'élargissement du projet à d'autres écrivains à Gaza ainsi qu'aux réfugiés palestiniens au Liban, lesquels sont encore plus oubliés. "Un an après la guerre, Gaza est toujours une prison et, à certains égards, est bien pire», dit Ramy Abdu, président d'Euro-Med. «Pratiquement tous les jours, nos pêcheurs et les agriculteurs sont fusillés juste parce qu’ils veulent travailler leur propre terre et en mer.

Des centaines d'autres se sont vu refuser l'autorisation d'entrer ou sortir du territoire. A travers cette campagne, la jeunesse de Gaza refusent d'être définis par ses oppresseurs ".

 

Pour de plus amples informations, merci de contacter

Pam Bailey (USA)

001 301 518 0199

Pam@euromedmonitor.org

 

Maha Hussaini (Gaza)

00970 599 980625

Maha@euromedmonitor.org

 

Ahmed Alnaouq (Gaza)

00970 592 676 219